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Pasar Malam

Bienvenue sur le site de Pasar Malam,
Association culturelle pour l'amitié
entre les peuples français et indonésien

 

 
 

Actualités

Dimanche 20 mai, un volup'thé

avec Halidah Ilahude Leclerc, membre de Pasar Malam, assistant réalisateur,
fondatrice de l’association Tirai Merah dan Tirai Putih

Bali : vie culturelle, vie quotidienne

L’ile de Bali, depuis de très nombreuses années est envahie par certains touristes qui tous les ans accourent pour -essentiellement- "passer du bon temps". Ceux-là ne font pas l'effort de respecter la vie culturelle, ni même la vie quotidienne de cette île unique ... L'argent est dépensé sans compter dans toutes sortes de bars, restaurants, boîtes de nuit, tandis que les artistes, les danseurs par exemple, ont de plus en plus de mal à gagner leur vie; les plages, parkings, la mer sont jonchés de plastiques et de papiers gras de toutes les couleurs, de toutes les tailles, mais si dépourvus de grâce !
Les touristes ne sont pas les seuls responsables ...

Halidah propose une autre façon d'apprendre à respecter l'environnement culturel et naturel. Par le biais des enfants pour qui elle a créé une structure où ils peuvent apprendre de façon ludique et gratuite la danse de leur île, les b-a-ba de la propreté de leur terre.

Une vente d'artisanat de qualité, robes, chemisiers, chemises d'homme, éventails, bijoux, etc., est proposée pour passer au mieux l'été et, bien sûr, au bénéfice de l'association Tirai Merah dan Tirai Putih.

Ambiance garantie, pot d'amitié pour tous!
Merci de signaler votre venue.

Dimanche 20 mai,
De 15 à 18 heures.
Librairie Sudestasie,
17 rue du Cardinal Lemoine
75005 Paris, m° Cardinal Lemoine ou Jussieu

Samedi 17 mars 2012, 18h00, à la librairie Sudestasie
Présentation par Saraswati Wardhany de

Manuel d'indonésien Volume 1 - L’Indonésie au quotidien
Méthode de langue (livre CD), 46 euros.
Jérôme Samuel, maître de conférences en indonésien à L’Institut national des langues et civilisations orientales

Saraswati Wardhany, ancienne lectrice à l’Inalco et a enseigné le français au Centre culturel français de Bandung.

Le Manuel vise à l’acquisition des principales compétences de communication nécessaires au quotidien, pour toute personne (étudiant, expatrié) amenée à séjourner en contexte indonésien. Il comporte 24 leçons et 5 unités « Révisions et bilan » qui rythment et mesurent la progression. Chaque leçon comprend: un dialogue; une liste de vocabulaire; un cours de grammaire; une importante série d’exercices; du matériel écrit, iconographique (plus de 150 illustrations en couleur), ou audio. Des compléments culturels viennent enrichir une leçon sur trois environ. Une bibliographie et un lexique indonésien-français figurent en fin de volume.

Pour écouter un extrait audio, consulter le site d’Asiathèque d’où a été tiré le texte ci-dessus :
http://www.asiatheque.com/eshop/fra/show/124

Samedi 17 mars 18 heures
Librairie Sudestasie,
17 rue du Cardinal Lemoine, 75005 Paris (m° C. Lemoine/Jussieu, bus, 24, 63, 67, 86, 87).
Entrée libre, réservation recommandée.
Chaque participant bénéficie d’une réduction exceptionnelle de 10% sur l’ouvrage présenté.

Conteur et traducteur d'Intrigues de jungle et lois de basse-cour au royaume des animaux de Java, l'acteur Jim Adhilimas et le professeur Marcel Bonneff.


Photo par Wilma Margono, mars 2012

Voir critique sur le site Les agents littéraires: http://www.les-agents-litteraires.fr/intrigues-de-jungle-et-lois-de-basse-cour-au-royaume-des-animaux-de-java-de-pak-prijana-winduwinata

Pasar Malam vous invite au lancement des contes satiriques
Intrigues de jungle et lois de basse-cour au royaume des animaux de Java
(Dongèng Sato-kéwan) de Pak Priyana Winduwinata
5e ouvrage de la Collection du banian
vendredi 2 mars à 18h30, à la librairie Sudestasie.

Illustration couverture par Willem, avec nos remerciements

En présence de Marcel Bonneff, traducteur de l'ouvrage
et de
Jim Adhilimas, acteur de cinéma et de théâtre.

Un dîner au restaurant suivra.

Vendredi 2 mars, 18h30-20h00, avec

-Marcel Bonneff : présentation des contes satiriques, notamment sur la personnalité de l'auteur et le contexte de l'époque -Jim Adhilimas : lecture de quelques pages très drôles -Un dîner au restaurant thaïlandais

Réservation indispensable Merci de spécifier votre participation au dîner (environ 20 euros par personne, à régler sur place)

Le retour du Volup’thé !!*

Avec, dimanche 12 février de 15h à 18h, un thé pour tous, bien sûr, et aussi une présentation de leur livre Memburu Fatamorgana ("A la poursuite d’un mirage", mémoires de 3 travailleuses domestiques indonésiennes à Abu Dhabi) par Mesdames Wuwun Wiati Hély et Hélène Koloway Le Quéllec, membres de Pasar Malam.

Entrée gratuite pour les membres, participation aux frais non membre 5 euros.
Merci de réserver afi.pasar-malam@wanadoo.fr

* Les dimanches de "Volup’thé" ont été conçus pour faire se rencontrer les membres de Pasar Malam, apprendre des choses d’eux au travers de mini conférences et dans une atmosphère conviviale, mieux faire connaître Sudestasie, une librairie qui propose aussi des livres sur l’Indonésie.

Sur http://www.les-agents-litteraires.fr/, critique du livre :

"La quête de Semar", de Sindhunata

Le livre : La quête de Semar. conte philosophique javanais , de Sindhunata, Association Pasar Malam, 125 pages (bilingue français-indonésien), 15 €.

Présentation: Semar, personnage mythique et mythologique javanais, valet et conseiller des chevaliers Pandawa, a disparu. Sans sa rassurante présence et ses conseils avisés, c’est la défaite assurée. Le peuple tout entier s’embarque dans une quête d’un autre genre, à la recherche d’un personnage qui ne se cache pourtant pas bien loin.
[Cette critique a été rédigée par : Hélène, du blog Littérature et Chocolat que nous vous invitons à découvrir.]

Les habitants de Klampis Ireng unissent leurs force pour chercher Semar : bien leur en prend car ce dernier est habilement caché ! Le lecteur de La quête de Semar rassemble lui aussi toute son énergie pour s’imprégner de ce récit, des codes du théâtre d’ombres, des noms indonésiens, de la culture javanaise, et de ce Semar qui, en personnage exigeant, impose plusieurs relectures avant de se laisser capturer.
Avec La Quête de Semar, on est loin du rouleau compresseur de la culture occidentale et de son prêt-à-penser. On lit ce conte philosophique comme on assisterait à une cérémonie du thé imprégné de sa culture européenne : sous la beauté et la délicatesse de l’apparat, le message semble abscons, obscur, hermétique. Car, dans la culture asiatique, chacun fournit sa part d’effort et parcourt un bout de chemin pour aller à la rencontre de l’autre, faute de quoi l’étincelle ne jaillit pas. S’embarquer dans le récit de Sindhunata, c’est prendre un aller-simple pour une destination inconnue, faire confiance à l’auteur et accepter de se perdre dans un univers improbable. A cette seule condition se révélera la substantifique moelle de ce merveilleux récit.
Semar est un personnage traditionnel du théâtre d’ombre javanais, subtilité qui n’échappera pas au lecteur. Sous ses yeux, les lettres s’envolent et forment des marionnettes qui racontent une histoire. L’écriture, étonnamment visuelle, ne s’appréhende pas par la raison cartésienne. Les mots font appel à une palette hétéroclite d’émotions et de sensations qui forment un tableau insolite; le lecteur s’abandonne pourtant avec délice dans sa contemplation, passés les premiers écueils.
A la faveur d’une lecture affranchie des habitudes et exigences littéraires, Semar se laisse approcher et apprivoiser. On devine qu’il incarne tout à la foi la connaissance de soi, la compréhension du monde, la beauté de la nature, l’idée du Bien et du Mal… Trouver Semar, c’est trouver la source du bonheur en soi, à l’exclusion des biens matériels de ce monde.
Dans ce livre bilingue français-indonésien, illustré de superbes dessins de marionnettes, se cache un trésor de la spiritualité javanaise, multi-identitaire, à l’image de cette société façonnée par des siècles de mélange et d’intégration de cultures de tous horizons.

Vous aimerez si… … ce voyage, qui s’assimile à un trek, chargé d’un sac à dos lourd et chaussé de souliers neufs, dans des paysages merveilleux, vous tente : ce récit est une véritable découverte, une lecture très personnelle dont vous seul pourrez savoir ce que vous en rapporterez.

Extrait : Tant que Semar veille, la vie est idyllique dans le village de Klampis Ireng.
Le village savait protéger les montagnes, garder les rizières et les champs environnants, verts et fertiles, disait-on. Tout ce qui était planté, poussait, tout ce qui était à vendre, l’était à bon marché. Les gens affluaient, on ne cessait d’aller et venir. Sans relâche on louait Klampis Ireng. Buffles, vaches, poulets, canards, oies allaient en toute liberté, avant de rentrer le soir dans leurs enclos, sans quiconque pour les surveiller. Les animaux cherchaient seuls leur nourriture. Libres et repus, ils ne craignaient pas d’être volés.

Et s’il fallait mettre une note, ce serait : *****

L'écrivaine indonésienne, Leila Chudori, fut notre invitée lundi 23 janvier au restaurant Indonesia à Paris.
Elle nous a régalés d'un extrait d'une de ses excellentes nouvelles que nous espérons traduire et publier bientôt.

Lundi 23 janvier 2012 :

Leila Chudori, écrivain et journaliste à l'hebdomadaire Tempo. Elle a publié de nombreux articles et des recueils de nouvelles (dont Malam Terakhir traduit en allemand et le plus récent 9 Dari Nadira).

Leila est particulièrement heureuse de venir à Paris pour présenter son travail, bien sûr, mais aussi parce qu’elle termine un roman qui se déroule, entre autres, à Paris ...
Née en 1962 Leila S. Chudori est un écrivain qui aime s'inspirer de la société dans laquelle elle vit. Ses thèmes de prédilection : l’hypocrisie, les droits de l'homme, la répression sociale et politique, le statut de la femme dans la société indonésienne.
Elle a étudie la philosophie et la politique.

Lundi 23 janvier 2012, à 19h00
Restaurant Indonesia
12 rue de Vaugirard,
75006 Paris, M°/RER Luxembourg

Dîner 21 euros tout compris( sauf le vin) : entrée, « rijsttafel », dessert, café ou thé.
Merci de réserver par retour de courriel (afi.pasar-malam@wanadoo.fr) et d’envoyer votre chèque à l’ordre de Indonesia, 12 rue de Vaugirard, 75006 Paris.
20 places disponibles seulement...

Pasar Malam a le plaisir d’ouvrir l’année 2012 en offrant une coupe de champagne aux membres participant à la soirée Leila Chudori.

 

Vient de sortir Le Banian n° 12 décembre 2011, ISSN : 1779-8485, ISBN : 978-2-9525727-8-1, 9 euros :

110e anniversaire de la naissance de Soekarno, premier président de l'Indonésie
De Sabang à Merauke !

Par chèque à l’ordre de Pasar Malam, 11€30, frais d’envoi compris, 14 rue du Cardinal Lemoine, 75005.

Illustration 1ère de couverture : Enrico Soekarno.
Photo 4e de couverture : Philippe Fouchard.
Avec leurs aimables autorisations.

 

A l'occasion de la sortie du 4e livre de la Collection du banian, association Pasar Malam organise la présentation, avec un verre de l'amitié, de La quête de Semar, dimanche 6 novembre, 15 heures, Librairie Sudestasie, 17 rue du Cardinal Lemoine, 75005 Paris. Réservation par e-mail.

La quête de Semar de Sindhunata
Conte philosophique javanais, version bilingue
Traduction de l'indonésien et présentation Nathalie Belin Ridwan
Avant-propos Michel Cazenave

Gabriel Possenti Sindhunata est né à Kota Batu, Java-Est, Indonésie, le 12 mai 1952. Prêtre jésuite, travaillant au collège de Saint-Ignace à Yogyakarta, il est aussi écrivain et rédacteur en chef du magazine culturel «BASIS».
Après des études théologiques à l'Institut de Théologie et de Philosophie Kentungan, Yogyakarta en 1983, il obtient un doctorat de Philosophie à la Hochschule für Philosophie à Munich en 1992.

Prix 15 euros, 125 pages
ISBN 978-2-9525727-7-4, EAN 9782952572774
Conception graphique Thomas Frisch www.eyrac.com

La quête de Semar c’est, au travers de la quête du personnage du théâtre d’ombres javanais, Semar, la quête de soi, de son être profond, et celle aussi de l’authenticité, de la pureté et de l’humilité dans une société en proie au mal-être et aux affres de l’argent, du sexe et du pouvoir. Ce conte philosophique plonge d’abord le lecteur dans le monde mythologique du Mahâbhârata, épopée sanskrite à la base du théâtre javanais, pour ensuite évoluer vers la réalité de la société indonésienne moderne, victime d’une urbanisation sauvage, puis replonger dans la mystique ancrée dans tout spectacle de wayang kulit. L’auteur nous entraîne ainsi dans un cercle étourdissant qui nous fascine et nous interpelle. Il s’agit de la première traduction française d’un ouvrage de Sindhunata.

 

L'Association franco indonésienne Pasar Malam a l'immense tristesse de faire part du décès de Umar Said, que nous avions l'habitude d'appeler avec respect et tendresse Pak Umar (Monsieur Umar), survenu vendredi 7 octobre en fin de soirée à l'hôpital.


photo©Wilma Margono

Nous venions de l’élire président de Pasar Malam, la mort nous l’a pris.

Pak Umar, né le 26 octobre 1928, récemment élu président de l'association, fut un lutteur infatigable pour la liberté du peuple indonésien, pour la démocratie, l'universalité des droits de l'homme et des peuples.

Combattant de l'indépendance dès les premières heures dans les années quarante en Indonésie, il représente en septembre1965, l'Indonésie au Congrès de l’Association Internationale des Journalistes afro-asiatiques au Chili. Il échappe ainsi au massacre déclenché en Indonésie par le coup d'Etat anticommuniste de Suharto du 30 septembre 1965.
Après une vie mouvementée, faite de luttes et d'exil, Pak Umar, victime du régime dictatorial, se retrouve en France, séparé de force de sa famille pendant de longues années.

Il consacre son infatigable énergie à la solidarité envers ses compatriotes persécutés par la dictature de Suharto. Ainsi, il contribue de manière décisive à la fondation de la SCOP restaurant Indonesia qui permit à de nombreux exilés politiques indonésiens de survivre à Paris.
Le 24 janvier 2011, Umar Said, a reçu la Médaille de la Ville de Paris des mains de Christian Sautter en présence de nombreux amis et personnalités venus des quatre coins d'Europe.

Homme ouvert, généreux, amical, chaleureux, il nous manquera.
Nos pensées vont à sa famille, Ninon, son épouse, ses deux fils Iwan et Budi.

Pak Umar tenait un blog, en indonésien : annabelle.aumars.perso.sfr.fr

Un article lui est consacré dans Le Banian, numéro 11, spécial "Indonésie : pionniers des temps modernes, les explorateurs de leur époque".


Sita Satoeti & Robert Aarsse

14 octobre 2011, funérailles de Umar Said
Discours de Robert Aarsse, président ad intérim de Pasar Malam :

Chère Ninon,
Chers Yann & Budi
Chèrs membres de la famille Aumars
Chers toutes et tous

Alberto, ou Nico, ou Umar, ou André …

Pas aisé de dire en quelques phrases ce que tu as été pour nous au Pasar Malam ou pour Gap, mon épouse et moi personnellement.

La conscience comment il faut appréhender le monde et les gens qui y habitent ? Oui, mais plus que ça.

Tu as été membre de Pasar Malam dès sa fondation en 2001. Je sais que sa présidente d’alors, Johanna Lederer, s’est souvent tournée vers toi pour une recherche de solution ou d'encouragement quand elle se trouvait devant un problème qui paraissait insurmontable. Tu fus toujours là.

Tu as été "membre d'honneur" pour terminer Président de Pasar Malam.
Trop court.

Johanna Lederer m'a récemment confié : "Comme beaucoup de membres de Pasar Malam, j'ai fait la connaissance de Pak Umar en 1999 à l'occasion de la venue de Pramoedya à Paris. Depuis Pak Umar est devenu ma famille, l'autre, celle enfouie dans mon cœur : l'originelle, l'ancienne, insaisissable et tangible à la fois. Déracinée, je cherchais et j'ai trouvé chez lui le lien avec la terre de mes origines. Je croyais cette attache indestructible. Me voilà orpheline. "

Pour beaucoup d'entre nous ces mots reflètent cette perte irrémédiable, définitive. Un chapitre se ferme, à jamais.

Je me souviens, Pak, de notre première rencontre, il y a trente-cinq ans, moi, président du Comité Indonésie français, toi, officiellement réfugié indonésien venant de Chine, et seuls quelques initiés étaient, à peu près au courant de tes pérégrinations après le Coup d’État du 30 Septembre 1965 en Indonésie.

T’en as vu du pays ! Et de toutes les couleurs ! Politiques et autres. Mais ta discrétion ne t’a jamais abandonné, jamais un mot dur pour ceux qui t’ont poursuivi pendant pas mal d’années, là-bas où l’Occident investit à tour de bras.

Arrivé en France, gardien de nuit, et pendant le jour, discret ambassadeur de ton pays en France, le vrai et l'unique à cette époque à mon avis, ambassadeur de tes opinions humaines, profondes en souvenir du Parti aujourd’hui encore interdit en Indonésie, à qui tu as donné tant. Après notre première rencontre donc, nous avons collaboré ensemble. Avec Gap, tu as travaillé pour que l’Indonésie fasse partie d’un Salon de la Jeune Peinture. Tu m’as permis de publier dans le Monde Diplomatique un article critique sur l’Indonésie de 1976. Avec un grand sourire je me rappelle aussi nos discussions serrées, toi l’Indonésien, moi le Belanda de service. Ton aide en me fournissant des info quand je travaillais à Amnesty International, ici à Paris.

La cerise de tout cela a été la réunion après ma soutenance de thèse chez nous, au sixième étage où tu venais souvent discuter, manger et rencontrer un tel ou un tel. Nous sommes juin 1976. Tu avais emmené un jeune homme, un certain José Ramos Horta, ambassadeur itinérant de Fretilin, un mouvement de libération nouvellement arrivé sur la scène politique internationale après l’occupation manu militari par le régime Suharto de cette ancienne colonie portugaise, Timor-Leste.
Il y avait également le professeur Wertheim, grand spécialiste de l’Indonésie aux Pays Bas, et l’âme, la conscience et le moteur du Comité Indonésie néerlandais. Tous les trois, vous vous êtes enfermés, un verre à la main, dans la chambre de mon fils, assez longtemps. Quand vous êtes sortis, j’ai dit "La politique pro Fretilin est faite!"

Le lendemain, je commençais à travailler aux Affaires Étrangères néerlandaises à La Haye, et cette politique a été ma ligne de conduite et je dois dire en grande partie celle des Pays-Bas.

Puis, tu nous as donné l’adresse de ta femme et de tes fils à Jakarta. Que nous avons vus en août 1978 lors d’un grand voyage à travers l’Indonésie. Avec Budi, ton fils puiné, nous avons pris un petit bateau et visité le port, et bien entendu, avons été renvoyés car nous "étions trop curieux" selon la police.

Les retrouvailles quand Gap et moi sommes rentrés à Paris, là, en 2006, sans jamais être postés à Jakarta, et pour cause…

Le restaurant, la médaille de la ville de Paris, ton blog … mais d’autres en parleront.

Juste ces quelques mots pour mettre en lumière ton infatigable esprit curieux et fin, ton courage, ta ténacité, pour faire triompher, en Indonésie, la liberté et la justice, dans le sens noble des termes.

Il y a divers livres et objets dans notre bibliothèque qui rappellent notre amitié, notre camaraderie, notre lutte commune et nos rires qui accompagnaient tout cela.
C’est dur de mettre cela au passé.

Tu étais président de notre association Pasar Malam, je reprends le flambeau.
Terima kasih banyak Pak Umar!

---

Dear Ninon,
Dear Yann & Budi
Dear members of Aumar's family
Dear all and everyone

Alberto, or Nico, or Umar, or Andre ...
Not easy to say in a few sentences what you have been for us, to Pasar Malam, Gap, my French wife, and me personally.

Consciousness, how to understand the world and the people who live there?
Yes, but more than that. You were a member of Pasar Malam from the beginning when it was founded in 2001. I know that the then-chairperson, Johanna Lederer, often turned to you for a solution or an encouragement when she was faced with a problem she thought was insurmountable. You were always there for her.

You were a "honorary member" and became Chairman of Pasar Malam.
For too short a time.

Johanna Lederer recently told me: "Likewise many members of Pasar Malam, I met Pak Umar in 1999 when Pramoedya came to Paris. From that moment on Pak Umar became my family. The other one, the one that is buried deep in my heart: the original, the ancient one, elusive and visible at the same time. Uprooted as I was, I sought and found in him the link with the land of my origins. I thought this link indestructible. Yet here I am: an orphan. "

For many of us these words reflect that loss, irreparable, final. A chapter closing, for ever.

I remember, Pak, our first meeting, some thirty-five years ago, I, Chairman of the French committee for Indonesia, you, officially an Indonesian refugee from China, only a few insiders knew more or less about your wanderings throughout the world after the coup of September 30, 1965 in Indonesia.

So many countries that you have you been "visiting"!! Of all kinds, politically and otherwise! But you never gave up your solicitude, your kindness. You never had a harsh word for those who continued to hunt you down for quite a few years more, in that faraway country where nowadays the Western world invests intensely.

Arrival in France : a night watchman, but during the day a discreet ambassador of your country in France In my opinion, the true and only one at that time, you were an ambassador of your own human opinions, wise, mindful of the Party still banned today in Indonesia and to which you had given so much. So after our first meeting, we worked together. With Gap, my wife, you worked for Indonesian painters to be present at the Salon de la Jeune Peinture. You allowed me to publish in 1976, in the newspaper "Le Monde Diplomatique", a critical article on Indonesia. With a big smile I also think of our intense discussions, you the Indonesian, me the Belanda. I remember your help in providing me with information when I worked at Amnesty International, here in Paris.

One of the nice things of these meetings happened right after my thesis, at my home, on the sixth floor where you would often discuss, eat and meet with many people.
We are in June 1976. You had taken a young man with you, a certain Jose Ramos Horta, the goodwill Ambassador for FRETLIN, a liberation movement that had recently arrived on the international political scene after the occupation by force by the Suharto regime in the former Portuguese colony, Timor-Leste. There was also Professor Wertheim, an expert on Indonesia, who embodied the consciousness and the engine of the Dutch Indonesia Committee. The three of you, a glass in hand, retired within the room of my son. For a long enough time. When you came out, I said "Well, pro FRETLIN politics are on the move now!" The next day I started working for the ministry of Foreign Affairs in The Hague, Netherlands, and this policy has been my line and I must say that of the Netherlands too.

Then you gave us the address of your wife Ninon and your sons in Jakarta. We met them in August 1978 during a visit to Indonesia. With Budi, your youngest son, we took a small boat and visited the port, and of course, we were dismissed because "too curious and nosey" the police said.

The re union with you, when Gap and I returned to Paris, in 2006, without ever having been posted in Jakarta! We know why ...

The restaurant, the badge of honor from the city of Paris, the blog ... but others will speak of it.

Just a few words to highlight your tireless curiosity and purpose, your courage, your tenacity to have freedom and justice -in the noble sense of the words- triumph in Indonesia.

There are various books and articles in our library that recall our friendship, our friendship, our common struggle and our laughter that accompanied it all.
It's hard to put this in the past.

You were president of our association; I'll try to carry on the banner of Pasar Malam.
Terima kasih banyak Pak Umar !

---

Yang tercinta Ninon,
Yang tercinta Yann & Budi
Yang tercinta seluruh anggota keluarga Aumars
Yang tercinta Bapak-bapak dan Ibu-ibu sekalian

Alberto, atau Nico, atau Umar, atau André …

Tidak mudah mengatakan dengan beberapa kalimat siapa dirimu bagi kami atau Pasar malam atau untuk Gap, istriku dan saya pribadi.

Kesadaran bagaimana harus memahami dunia dan orang-orang yzng tinggal di dalamnya? Ya, tapi lebih dari itu. Kamu adalah anggota Pasar Malam sejak berdirinya tahun 2001. Saya tahu bahwan ketuanya, Johanna Lederer, sering berpaling padamu untuk mencari solusi atau dukungan saat menemui masalah yang tampaknya tidak bisa diatasi. Kamu selalu ada di sampingnya.

Kamu adalah "anggota kehormatan " dan mengakhirinya sebagai ketua Pasar Malam.
Trop court.

Johanna Lederer baru-baru ini mempercayakan pada saya : "Seperti banyak anggota Pasar Malam, saya mengenal Pak Umar pada tahun 1999 ketika Pramoedya berada di Paris. Sejak itu Pak Umar menjadi keluarga saya, lainnya, yang berada dalam lubik hati saya adalah: asli, sejak dulu, tak bisa dienyahkan dan sekaligus nyata. Tercerabut dari akarnya, saya mencari dan saya menemukan padanya hubungan dengan tanah kelahiran saya. Saya percaya bahwa keterikatan ini tak bisa dihiklangkan. Demikianlah, saya sekarang anak yatim. "

Untuk banyak di antara kita kata-kata ini mencerminkan kehilangan yang tak terobati . Sebuah bagian yang tak pernah tertutup.

Saya ingat, Pak, dari pertemuan pertama kita, 35 tahun yang silam, saya, ketua komite Indonesia Prancis, dan kamu, secara resmi adalah pelarian politik Indonesia yang datang dari Cina, dan hanya beberapa orang saja yang, sedikit memahami tentang pengelanaanmu setelah kudeta tanggal 30 Septembre 1965 di Indonesia.

Kamu telah melihat semuanya dari negeri ini! Dengan segala warnanya! Politik dan juga hal-hal lainnya. Tapi kamu tetap saja bijaksana, tak pernah sekalipun kamu mengeluarkan kata-kata kasar pada mereka yang telah mengejarmu selama waktu yang cukup lama, di sana di mana negara barat terlibat nyata.

Tiba di prancis, penjaga malam, dan siangnya, duta besar tak tampak dari negerimu di Prancis, duta besar yang sesungguhnya dan unik pada jaman itu menurutku, duta besar opini-opini kemanusiaanmu, kenang-kenangan yang mendalam dari partai yang sampai saat ini masih terlarang di Indonesia, di mana kamu memberikan tenagamu sepenuhnya. Setelah pertemuan kita pertama itu, kita selalu bekerja sama. Dengan Gap, kamu bekerja untuk Indonesia dalam Pameran para pelukis muda. Kamu mengijinkanku mempublikasikan di « Monde Diplomatique » sebuah artikel yang tajam tentang Indonesia tahun 1976. Dengan senyuman lebar saya ingat juga diskusi-diskusi kita yang mendalam , kamu orang Indonesia, saya seorang pegawai Belanda. Kamu membantu saya memberikan berbagai informasi saat saya bekerja di Amnesty International, di sini di Paris.

Keceriaan itu semua adalah saat pertemuan setelah ujian thesisku di rumlah kami, di lantai enamdi mana kamu sering datang berdiskusi, makan dan bertemu si ini maupun si itu.

Suatu hari pada bulan Juni 1976. Kamu datang mengajak seorang anak muda, si José Ramos Horta, duta besar keliling Fretilin, sebuah gerakan pembebasan, pendatang baru di panggung politik internasional setelah pendudukan militer oleh rezim Suharto pada bekas jajahan Portugis, Timor-Leste. Ada juga Wertheim, seorang spesialist besar Indonesia di Belanda, dan jiwa, kesdaran dan motor dari Komite Indonesia Belanda. Kalian bertiga, mengunci diri di kamar anak laki-laki kami, dengan gelas di tangan, cukup lama. Ketika kalian keluar, saya bilang « Politik pro Fretilin telah terlaksana! ». Keesokan harinya, saya mulai bekerja di departemen luar negeri Belanda di Den Haag, politik ini menjadi garis pedoman saya dan saya harus mengatakan bahwa itu adalah sebagian besar garis pedoman politik Belanda.

Lalu, kamu memberikan alamt istri danputra_putramu di Jakarta. Betapa kita melihat pada bulan Agustus 1978 ketika melakukan perjalanan besar di seluruh Indonesia. Dengan Budi, anak bungsumu, kami naik perahu kecil, dan mengunjungi pelabuhan, dan jelas, kami diusir karena kami « terlalu penasaran atau banyak tanya » menurut polisi.

Kita bertemu kembali ketika Gap dan saya pulang ke Paris, waktu itu 2006, tanpa pernah mendapat pos di Jakarta, dan jelas karena apa…

Restauran, medali, blog … tapi juga lain-lainnya.

Hanya beberapa patah kata untuk memperjelas semangatmu yang tak pernah padam, kamu yang tak pernah kenal lelah dan juga keberanianmu, kegigihanmu, agar kebebasan di Indonesia berjaya, kebebasan dan keadilan, dalam arti yang sesungguhnya.

Banyak buku dan barang-barang di perpustakaan kami yang mengingatkan pada persahabatan kita, pertemanan kita, perjuangan kita bersama dan gelak tawa kita yang mendampingi semua itu.
Berat untuk melupakannya.

Kamu adalah presiden asosiasi Pasar Malam kita, sekarang saya mengambil alih.
Terima kasih banyak Pak Umar!

 

Banian n° 11, juin 2011

Indonésie : pionniers des temps modernes.

Les explorateurs de leur époque ...

Par chèque à l’ordre de Pasar Malam, 11€00*, frais d’envoi compris, 14 rue du Cardinal Lemoine, 75005


Illustration couverture : « Tout ce que Superman sait faire, Petruk le fait »,
2010, technique mixte, huile sur toile, Sri Astari, avec son aimable autorisation.

 

A travers les glaces, nouvelles de Djenar Maesa Ayu. En version bilingue.
Traduction de l'indonésien par Renaud Barne, Maïté Fréchard, Françoise Jacquelin, Pascale Jacquemin, Etienne Naveau, Nicole Riesenmey, Serge Streicher, Nathalie Wirja, sous la direction d'Etienne Naveau.
Préface de Bernard Chambaz, postface de Étienne Naveau.
Remerciements à Angela Kristanto, Halidah Ilahude, Reva Januarty, Rosa Hanan, Saraswati Gramich, Sita Satoeti, Sofia Sudarma, Tri Lestari.

Que l'Indonésie reste une matière de rêve où le gamelan relance l'histoire-géo, il suffit que j'ouvre mon Voyage à Java qui date de la fin du Second Empire et dont la treizième édition, la mienne, date de 1881 pour que j'en vérifie la puissance. Le comte de Beauvoir se plaçait sous l'égide sobre et judicieuse de La Fontaine : "J'étais là ; telle chose m'advint" et commençait sa narration par une semaine à Batavia où les berceaux de feuillage ombragent les rues et où les odeurs pestilentielles vous envoient outre-monde en deux coups de cuiller à pot.

Il paraît que les spécialistes répertorient Djenar Maesa Ayu du côté de la "littérature parfumée", je ne saurais dire, mais je me rappelle tout à coup "des odeurs combinées du goudron, du musc et de l'huile de coco", c'est dans l'invitation au voyage et en général on ne range pas Baudelaire dans la catégorie des parfumés malgré son goût pour les flacons. Par chance, L'invitation se situe entre l'horloge et le don des fées, de sorte qu'on se croirait revenu dans ce recueil de nouvelles où les montres et les fées sont aussi importantes que les miroirs. Baudelaire envisage ce pays comme un pays de cocagne planté de cocotiers où "les miroirs (...) jouent pour les yeux une symphonie muette et mystérieuse (...) comme un revenez-y de Sumatra".

Djenar Maesa Ayu est jeune, elle n'évoque ni la conférence de Bandung ni le général Soeharto, elle a son monde qui peut nous surprendre mais qui ressemble aussi au nôtre. Le temps qui passe est un sujet commun, la coupe du monde de football et l'amour aussi. S'il y a des oiseaux, c'est tout sauf un lieu commun. Au passage, je remarque que là-bas on verse des fleurs sur les tombes quand nous en déposons. La plaza Senayan est un écho de Djakarta qui sonne comme un relais moderne de Borobudur. Dans le rêve de Nayla, les nuages ont la forme d'une perle ou d'un éléphant. Ailleurs quelqu'un transforme le noir en blanc (ce qui nous semble classique) et le rouge en mauve (ce qui l'est moins) sans présumer des rouge jambu ou pas jambu qui est une espèce de prune et des mauve comme on en trouve chez le comte de Beauvoir et tous les voyageurs qui gardent les yeux ouverts le soir. Enfin j'aime que le recueil soit parsemé de notes d'humour : "avec mes remerciements au cocktail mojito". Renseignements pris, il faut du rhum blanc, de la menthe fraîche et des citrons verts.

Bernard Chambaz

A travers les glaces de Djenar Maesa Ayu
Recueil de nouvelles traduites de l'indonésien par Renaud Barne, Maïté Fréchard, Françoise Jacquelin, Pascale Jacquemin, Étienne Naveau, Nicole Riesenmey, Serge Streicher, Nathalie Wirja, sous la direction d'Étienne Naveau.
Préface de Bernard Chambaz et postface d'Étienne Naveau
ISBN 978-2-9525727-5-0
Edité à Paris par Association Pasar Malam
Prix : 15 euros (hors frais d'envoi)
Format : 13 x 19 cm
Reliure : 156 pages
Conception graphique Thomas Frisch
Imprimé par CPI Firmin-Didot

 

 

Dès maintenant, vous pouvez commander Le Banian n° 10 par courriel, afi.pasar-malam@wanadoo.fr

Histoires d’arbres, histoires d’îles

à lire sous le banian...

Par chèque à l’ordre de Pasar Malam, 10€30*, frais d’envoi compris, 14 rue du Cardinal Lemoine, 75005

 

Cinéma indonésien, rétrospective années 50 à 2000, en partenariat avec le Cinéma La Clef

Avec le soutien de l’Ambassade d’Indonésie

Avec David Hanan, professeur de cinéma, spécialiste des films et téléfilms indonésiens, Université de Monash, Melbourne, Australie

Films indonésiens (sous-titrés en anglais uniquement) aux thèmes très divers : régionalisme, islam progressiste, avant-garde et culture populaire, colonialisme et résistance, critique sociale, jeunesse urbaine des classes moyennes

Samedi 4 et dimanche 5 décembre 2010

au Cinéma La Clef,
21, rue de la Clef - 75005 PARIS
Métro: Censier-Daubenton

Participation aux frais, comprenant les films, conférences, cocktail, foire aux DVD et livres :
10€ pour un film (12€ non membre Pasar Malam)
24€ pour 3 films (26€ non membre Pasar Malam)
42€ pour 6 films (45€ non membre Pasar Malam)

Réservation indispensable, d’abord par email (afi.pasar-malam@wanadoo.fr, ensuite par chèque à l’ordre de Pasar Malam, 14 rue du Cardinal Lemoine, 75005 Paris.

Samedi 4 décembre

13h00 – Early Indonesian cinema (1950-1980), l’enfance du cinéma indonésien, présentation des films en anglais par David Hanan, spécialiste du cinéma indonésien, Université de Monash, Melbourne, Australie.

14h00 - Harimau Tjampa (Le tigre de Tjampa), 1953, mise en scène D. Djayakusuma, scénario : Dahlan Alwi, 97 minutes, N/B
Avec Bambang Hermanto, Nurnaningsih, Titi Savitri, Raden Ismail.

Un film novateur et marquant, tourné à Sumatra-Ouest trois ans seulement après l’indépendance de l’Indonésie : Harimau Tjampa (Le tigre de Tjampa), 1953 de Djayakusuma est souvent cité comme le premier film régional indonésien. Tourné en extérieur à Sumatra, il se déroule parmi les villageois des montagnes minangkabau, à régime matrilinéaire, à la fin de la période coloniale, et explore le rôle de l’art martial, pencak silat, dans la culture minangkabau, et en particulier ses liens avec les valeurs islamiques de la maîtrise de soi.

Avec des extraits du film Nji Ronggeng (La danseuse de Ronggeng), 1969, mise en scène Alam Rengga Surawidjaya, scénario Alam Rengga Surawidjaya, Sjumandjaya, W. Sihombing, 131 min.

Avec Chitra Dewi, Dicky Zulkarnaen, Sandy Suardi Hasan, Hasan Sanusi, H. Mansjur Sjah, Abdul Hadi, Bissu et des centaines de figurants, danseurs, pratiquants du sport de combat “Pencak Silat”, artistes originaires de Sumedang (une ville de Java Ouest, près de Bandung).

Nji Ronggeng, tourné sur place à Java Ouest en 1969, est peut-être le film le plus remarquable sur la culture et les traditions populaires en Indonésie. Il montre la vie des membres d'une troupe de danse Ronggeng, et leurs déplacements et spectacles dans des villes, villages, carnavals, dans l'ouest de Java dans les années trente.

La danse Ronggeng, comme la danse balinaise, la Joget, est un subtil mélange de sensualité et de maîtrise du corps, exécutée dans des lieux publics par des danseuses aussi bien rémunérées que bénévoles. Lors de ces danses, à caractère érotique, la femme, généralement une danseuse professionnelle, choisit un homme dans la foule et l’invite à danser avec elle, son pouvoir va jusqu’à le congédier si elle juge sa danse peu satisfaisante.

16h15 - Para Perintis Kemerdekaan (Pionniers de la liberté) 1980, mise en scène et scénario Asrul Sani, 120 minutes, en couleur
Avec Mutiara Sani, Arman Effendi, Carmelia Malik, Marlia Hardi, Cok Simbara, Asrul Sani

Tourné à la fin des années soixante-dix -dans des décors naturels, à Sumatra Ouest, parmi le peuple Minangkabau- c’est aussi le meilleur film de cette décennie. Le metteur en scène Asrul Sani s’est inspiré de l’œuvre de Hamka, un écrivain originaire, comme lui, du pays Minangkabau. Pionniers de la liberté, est un film qui se joue dans les années 1920 et, signe particulier, met en scène une femme, porte parole de la résistance au colonialisme et à la domination patriarcale. Cette femme, Halimah, victime de la jalousie de son mari qui restreint sa liberté, cherche l'aide d'un réformateur islamique et s’efforce de définir son propre rôle dans l'islam.

18h30 - Kantata Takwa (nom du groupe de musiciens) commencé en 1992, terminé en 2008, mise en scène et scénario Eros Djarot, Gotot Prakosa et Slamet Rahardjo, 68 minutes, en couleur
Avec notamment Iwan Fals, W.S. Rendra et une apparition remarquée du millionnaire qui a généreusement financé ce film Djodi Setiawan.

Kantata Takwa est une docufiction musicale expérimentale sur le milieu de la musique « engagée » en Indonésie. D’abord filmé en 1990, pendant le règne de Suharto, il ne se termine et ne sort, pour des raisons politiques et aussi financières, qu’en 2008.
Cette docufiction se concentre sur les idées et la vie publique d’un des chanteurs pop les plus importants de l'époque, Iwan Fals. Avec son groupe Kantata Takwa, il donne, en Juin 1990, un concert gigantesque au vaste stade sportif Senayun à Jakarta.
Lors de ce concert, il chante de nombreuses chansons de protestation devenues très vite célèbres dans tout le pays et invite le grand poète et dramaturge, récemment disparu,WS Rendra, à réciter sa poésie engagée et puissante.
Oniriques -et parfois oppressantes- images pour exprimer une protestation sans appel contre le régime répressif de Suharto.

Trois courts-métrages expérimentaux de Gotot Prakosa : Meta-Meta (1977, 3 min. en couleur), Impuls (1976, 2 min. en couleur) et Meta-Ekologie (1979, 14 min. en n/b)

De 20h09 à 22h00 :
Cocktail, discussions et vente de livres et DVD indonésiens

Dimanche 5 décembre

13h00 – More recent Indonesian cinema (1980-2010), présentation en anglais du cinéma indonésien plus récent, plus quelques extraits d’autres films par David Hanan, spécialiste du cinéma indonésien.

14h00 -Tjoet Nja Dhien (nom du personnage principal), 1988, mise en scène et scénario Eros Djarot, 105 min, en couleur.
Avec Christine Hakim, Pietrajaya Burnama, Rita Zahara, Slamet Rahardjo Djarot
Primé au Festival de Cannes en 1998, ce film relate un épisode de la Guerre d'Aceh - Sumatra (1873-1913) en insistant sur le rôle de l'islam dans la résistance aux colons hollandais. Le leader Teuku Umar mène les troupes acehnaises au combat. Lorsqu'il est tué, sa femme, Tjoet Nya Dhien, prend la relève à la tête de l'armée rebelle. Elle fait preuve d'une détermination et d'un courage sans faille, mais, épuisée, devient aveugle; la défaite est à l'horizon. Ce film, à la dimension épique impressionnante où on trouve un grand nombre de personnages historiques, met en scène deux des acteurs les plus célèbres des années 1970 et 1980 en Indonésie : Christine Hakim et Slamet Rahardjo (acteur et réalisateur de cinéma, frère d'Eros Djarot).

16h00 - Langitku Rumahku (Mon ciel, ma maison), 1990, Mise en scène, scénario Slamet Rahardjo Djarot, 103 min.
Avec Pietrajaya Burnama, Banyu Biru, Sunaryo, Untung Slamet, Yati Sumaryo.

Ce film avait suscité une controverse en Indonésie à l’époque de Suharto (qui en avait réglementé la distribution).
Jakarta : Andri, 12 ans, mène une vie protégée au sein de sa famille et entouré de domestiques dans une maison très confortable. Il fréquente l'école où il se fait conduire tous les jours en voiture par le chauffeur.
Gempol, même âge, vit dans un bidonville à la périphérie de la cité où il doit aider à subvenir aux besoins de sa famille en faisant des travaux de collecte de vieux papiers. Un jour, Gempol se faufile dans la cour d’école et assiste, à la dérobée, à une leçon. Depuis ce moment, il rêve de pouvoir aller en classe, sans y parvenir, son aspect miteux lui vaut seulement d’être arrêté comme un voleur. Témoin de cet incident, Andri se prend d’amitié pour Gempol ...
Langitku Rumahku, soulève la question des écarts sociaux énormes à Jakarta, une ville, avec à l’époque du tournage, d'environ 12 millions d’habitants, où 70% de la population vit dans des bidonvilles, dans des taudis comme celui de Gempol, régulièrement démolis par l'armée et la police. Ce film sera suivi d’un court métrage documentaire politique de 20 minutes, en couleur :
Aikon: Sebuah Peta Budaya (Icône : une carte culturelle), 2000-2002 de Garin Nugroho est un documentaire et une réflexion sur le Congrès de la Papouasie occidentale tenue à Jayapura à la fin du mois de mai 2000, pendant la présidence d'Abdurrahman Wahid. Ce film unique explore la courte période de liberté pendant laquelle les Papous purent s’exprimer librement, avant la répression qui a suivi durant le gouvernement Megawati Sukarnoputri.

18h15 -Tiga Hari Untuk Selamanya (De 3 jours à l’éternité), 2007, mise en scène Riri Riza, scénario Sinar Ayu Massie, 102 min, en couleur.
Avec Tutie Kirana, Ringgo Agus Rahman, Nicholas Saputra, Adinia Wirasti

Yusuf, un jeune homme un peu crispé de 21 ans se fait inviter par sa cousine Ambar, 19 ans, en discothèque. Tous deux ivres morts, ils se réveillent le lendemain bien trop tard pour attraper le vol qui devait les conduire au mariage d'un parent.
Les cousins décident alors de faire le voyage par la route et empruntent la voiture familiale.
Pendant ce périple, ils découvrent les substances illicites, des personnages pittoresques, des discussions enflammées sur la religion, le mariage, le sexe, tout en essayant de vaincre les tensions sexuelles grandissantes entre eux. Ils sont bien loin d’imaginer que leur voyage durera non pas un, mais trois jours qui vont avoir un impact durable sur leur vie...

Avec Tiga Hari Untuk Selamanya, le réalisateur Riri Riza se penche sur des questions graves avec la légèreté et l'insouciance d'un « road movie » et réussit à créer un film intimiste qui reflète bien le sentiment des deux jeunes protagonistes empêtrés dans les conventions sociales.

De 20h00 à 22h00 :
Cocktail, discussions et vente de livres et DVD indonésiens

Remerciements à
PT Ekapraya Tata Cipta Film, Jakarta
Monash Asia Institute, Monash University, Melbourne, Australia
Faculty of Film and Television, Jakarta Institute of the Arts
Gotot Prakosa
Mira Lesmana
Miles Productions, Jakarta
PT Perfini, Jakarta
Riri Riza
Slamet Rahardjo
Eros Djarot
School of English, Communications and Performance Studies, Monash University
Sinematek Indonesia
SBS Television, Australia

 

Sortie du 2ème ouvrage de la Collection du Banian

Recueillement de Iwan Simatupang

Dans l’histoire de la littérature indonésienne, Iwan Simatupang (1928-1970) fait figure de novateur. Il a en effet totalement rompu avec la tradition du réalisme formel des œuvres écrites avant lui. Ceci n’est pas un événement fortuit. C’est un processus entièrement conscient de l’auteur. Son but était de créer un « nouveau roman ». On peut dire qu’il est arrivé à ses fins. Ses romans, en particulier Recueillement, ne ressemblent en rien à ce qui existait avant. Recueillement, avec son style très personnel, son humour et ses personnages au comportement absurde et exagéré, est en fait le récit du profond désespoir que ressent le héros à la suite du décès de sa femme, décès qui sera le prétexte à toute une réflexion sur la vie et la mort. Cette tragédie va bouleverser entièrement sa vie et, indirectement, celle de son entourage. Ce héros, sans nom, est un peintre de talent qui, après la mort de sa femme, abandonne la peinture. Il est prêt à faire tout travail, à condition qu’il ne dure pas plus de cinq heures d’affilées par jour, qu’il ne se poursuive pas après le coucher du soleil et qu’il n’ait aucun rapport avec la mort. Chaque soir, il s'enivre, appelle « Dieu comme un sourd », crie « à tue-tête le nom de sa femme », pleure « bruyamment » et rit « enfin aux éclats ». S’étant habitués à ce comportement, les gens le trouvaient normal. Mais lorsqu’un jour, le directeur du cimetière, où était enterrée sa femme, désireux d’observer ses réactions, lui proposa de badigeonner les murs du cimetière, à la surprise générale, il accepta et ne se comporta plus de façon étrange comme il le faisait chaque soir .

Traduit de l'indonésien par Monique Zaini-Lajoubert
Titre original : Ziarah (Djakarta, Djambatan, 1969, 177 p.).
Préface d'Étienne Naveau et introduction de Monique Zaini-Lajoubert
ISBN : 978-2-95257-274-3 - Prix : 15 euros
Collection du Banian/ Association Pasar Malam
Format : 13 x 19 cm
Reliure : 204 pages
Conception graphique, couverture et dessins : Thomas Frisch
Imprimé par CPI Firmin-Didot

Vendredi 24 septembre
Les 10 heures pour la littérature indonésienne

avec le soutien du conseil Régional et du dessinateur Willem

Littérature en exil : les années 60 en Indonésie


Programme de la journée :

10h00 – Accueil des participants

10h30 - Ouverture avec Dominique Maison (membre du bureau Pasar Malam) et François Salvaing (écrivain).


< Dominique Maison

< François Salvaing

11h00 - Conférence sur l’histoire du LEKRA (Institut de Culture Populaire créé le 17 août 1950 en Indonésie) par Rhoma Dwi Aria Yuliantri, chercheuse, historienne. (Interpréte : Hélène Blanchard).

 < Rhoma Dwi Aria yuliantri

< Hélène Blanchard

11h30 – Discussion avec le public

12h30 – Déjeuner autour d'un buffet indonésien

14h30 – Table ronde sur la Littérature en exil, avec les auteurs suivants :

    - Asahan Aidit, écrivain et poète
    - Chalik Chamid, écrivain et poète
    - Putu Oka Sukanta, écrivain et poète
    - May Swan, écrivain

< Asahan Aidit

< Chalik Chamid

< putu Okada Sukanta

< May Swan

et avec la participation d'Etienne Naveau (modérateur) et Dominique Maison (Interprète).

15h50 - Discussion avec le public

16h30 -Pause puis spectacle de danse par Ni Kadek Yulia Puspasari, accompagnée musicalement par Christophe Moure.

< Ni Kadek Puspasari

17h – Lecture de poésie et d'« histoires courtes dans une longue journée », par Jim Adhilimas, acteur.

< Jim Adhilimas

17h20 - Film "Seni Ditating Jaman" (L’art qui ne mourra pas- 40 min, 2008). Ce documentaire de Putu Oka Sukanta et Lilik Munafidah montre comment les membres du LEKRA mènent leurs activités artistiques en prison ou dans la clandestinité, du fait de l’interdiction dont ils font l'objet par le régime politique de Suharto. Leurs points de vue sont ponctués par les interviews d'historiens, d'artistes et d'experts juridiques. (indonésien, sous-titré anglais).

18h50 -Pause, lecture de quelques « histoires courtes dans une longue journée » (chaque histoire compte moins de 20 mots) par Yita Dharma et Wilma Margono.

< Yita Dharma

< Wilma Margono

19h05 - Foire aux livres

ADRESSE
Maison de l'Asie
22 Avenue du Président Wilson, 75016 Paris, m° Trocadéro.

Participation aux frais (buffet compris) :
17€ membres (30€/couple),
15€ étudiants et chercheurs d’emploi,
22 euros non membres, 40€/couple,

Réserver au 01 56 24 94 53
ou à afi.pasar-malam@wanadoo.fr

Chèque à l’ordre de Pasar Malam.


Volupthé du 23 juin à 19 heures

Avec Sandrine Soimaud, auteur du livre Ma vie Balinaise

Ce guide s'adresse aux 7 à 97 ans et raconte avec simplicité et raffinement la vie de tous les jours à Bali (illustrations d’Edith Baudrand).

Entrée libre, réservation appréciée. Librairie Sudestasie, notre partenaire pour tous les livres (ou presque) sur l’Indonésie (17, rue du Cardinal Lemoine Paris, 75005 Paris).

Cette rencontre s'achèvera avec l'auteur dans un restaurant du quartier.

Ma vie Balinaise existe en deux formats : album (grand format) et poche (petit format). Bilingue français-indonésien.

Grand format 49€, Poche 20€.

Disponible à librairie Sudestasie, 17 rue du Cardinal Lemoine, 75005

Samedi 5 Juin

15e Volupthé

Avec à 19h00, une mini conférence, mais maxi mine d’info

On m’appelle Nyai Ontosoroh

raconte le destin de Nyai Ontosoroh, sa fille Annelies (une métisse) et son gendre «indigène» Minke.

Destins tragiques, parce que dans les Indes néerlandaises le statut social dépendait étroitement de la quantité de sang européen qui coulait dans les veines. On m’appelle Nyai Ontosoroh montre comment l'injustice du système colonial a donné naissance à la lutte pour l'indépendance indonésienne…

Par Faiza Mardzoeki

Féministe et metteur en scène Faiza Mardzoeki*, à la ville Mme Max Lane, a adapté pour la scène le livre de Pramoedya Ananta Toer, Le Monde des hommes (Editions Payot et Rivages). Elle présentera en anglais cette pièce de théâtre qui a été jouée dans plusieurs villes en Indonésie et récemment aux Pays-Bas au Festival Tong Tong.

Samedi 5 juin 2010 à 19 heures

Amuse-gueule, thé, verre d’amitié

Entrée libre

Réservation appréciée

Librairie Sudestasie, notre partenaire pour tous les livres (ou presque) sur l’Indonésie

17, rue du Cardinal Lemoine Paris, 75005 Paris

Dîner dans un restaurant du quartier ensuite

*senjajingga@gmail.com
http://www.faizafaiza.blogspot.com
http://www.myspace.com/faizamardzoeki

le 27 mai 2010 de 19h00 à 22h30, Soirée
en partenariat avec le Restaurant Indonesia


Au cours de cette soirée, Yita Dharma, Ilse Peralta et Rizki Ramdhani interviendront gracieusement pour vous plaire. Danses, chants et musique, 100% survitaminées, populaires et indonésiens.

Cette soirée revêt une double fonction : levée de fonds pour financer la prochaine biennale des 10 heures pour la littérature indonésienne (prévue en septembre 2010) et joyeux partage des humeurs et des sourires !

Cette année, le thème de la Biennale est "La littérature en exil. Les années soixante en Indonésie". Comme chaque fois, nous invitons à Paris des écrivains indonésiens à une grande journée littéraire avec table ronde, film, discussions, lecture publique, etc. L'invité d'honneur est Putu Oka Sukanta, écrivain, nouvelliste, poète et … prisonnier politique de 1966 à 1976. Le sujet et la crise font que les subventions se font rares.

Une soirée de partage des connaissances aussi grâce à la généreuse participation de Stéphane Dovert qui présentera une courte introduction à l'Ordre nouveau suhartien. (Stéphane Dovert est Responsable du Pôle de l'écrit et des industries culturelles à la Direction de la politique culturelle et du français - Direction générale de la mondialisation et des partenariats au Ministère des Affaires étrangères et européennes). Il a passé dix-sept ans en Asie du Sud-Est au cours desquels il a écrit de nombreux ouvrages, sous son nom ou sous le pseudonyme de Gabriel Defert, parmi lesquels L'Indonésie et la Nouvelle-Guinée Occidentale et Indonésie, un demi-siècle de construction nationale (coédité avec Françoise Cayrac-Blanchard et Frédéric Durand), deux ouvrages parus à l'Harmattan.

Stéphane Dovert est aussi romancier. Citons L'Ombre de l'ornithorynque (L'Harmattan), et Le cannibale et les termites (éditions Métailié) qui ont trait à l'Indonésie. Ce dernier livre sera disponible à la soirée.

Avec aussi, Tombola et foire d'Artisanat et de livres, et pour la 1ère fois quelques livres d'Etienne Naveau :
- La Beauté n'a de valeur que pour les hommes. Kant.
- La mort n'est pas rien pour nous,
- La foule c'est le mensonge. Kierkegaard,
- L'enfer c'est les autres.

12 rue de Vaugirard, 75006 PARIS,
Métro Odéon ou RER Luxembourg

Participation à la soirée (dîner de gala et vin compris) :
Membre : 35€ par individu et 60€ par couple,
Étudiant et chercheur d'emploi : 30€
Non membre : 40€

55 places de disponibles pour le dîner de gala,
réservation recommandée au 01 56 24 94 53 ou par mel
afi.pasar-malam@wanadoo.fr

Chèque à l'ordre de Pasar Malam, à envoyer à l'adresse
14, rue du Cardinal Lemoine Paris, 75005 Paris

 

le 12 mai 2010 à 19h00, 14ème Volupthé
en partenariat avec la librairie Ishtar

La librairie Ishtar nous accueille pour la 3e fois dans son espace, si adapté aux démonstrations de danse. Ilse Peralta y présentera "La mise en scène des danses indonésiennes".

Quelles significations prennent le mouvement et la danse dans une culture donnée ? À quels mythes renvoient ou répondent les danses revisitées, re-créées dans un souci de transmission ?

Membre de Pasar Malam, Ilse est danseuse, chorégraphe et professeur. Formée par des maîtres de danse indonésienne à Bali et par les conservatoires de danse au Mexique (dont elle est originaire) et à Paris, Ilse est co-fondatrice de la compagnie "Danse le Monde" avec Olga Lumelsky. Cette Compagnie a pour objectif de promouvoir la danse contemporaine et les danses traditionnelles à travers la création chorégraphique et l'action culturelle.

Pour ce " volupthé " de printemps : amuse-gueule, thé, verre d'amitié et quelques danses par Ilse !

Entrée libre, Réservation appréciée
afi.pasar-malam@wanadoo.fr ou 01 56 24 94 53
10, rue du Cardinal Lemoine Paris, 75005 Paris


2010 - Collection du Banian

Jeudi 25 mars, 19 heures
Pour la sortie du premier ouvrage de la Collection du Banian, l’association  franco-indonésienne, en partenariat avec la librairie Ishtar propose une soirée poésie, avec lecture et mise en musique de quelques pantouns, pour célébrer Le chant à quatre mains. Pantouns et autres poèmes d’amour

En présence de l’auteur, Georges Voisset & Nicolas Peigney, pianiste et compositeur
Avec la participation exceptionnelle de Yuyu Hagenbucher !
Membre Pasar Malam, elle chantera quelques pantouns pour notre plus grand bonheur.
Librairie Ishtar, 10 rue du Cardinal Lemoine, 75005 PARIS
PAF : 3 euros
Merci de réserver : afi.pasar-malam@wanadoo.fr ou téléphone 01 56 24 94 53

separateur

L’association  Pasar Malam, Collection du Banian, vient de publier
Le Chant à quatre mains. Pantouns et autres poèmes d’amour, bilingue français/indonésien, Paris, présentation, commentaire, traduction par Georges Voisset. Postface par Claude Hagège. 250 exemplaires sont numérotés de 1 à 250.

Collection du Banian

Ouvrir cette collection par un recueil de pantouns indonésiens et malais présentés par Georges Voisset a plusieurs motivations. D’abord, l’ambition de celle-ci est de contribuer à une meilleure visibilité, en français, de ces grandes littératures variées qu’abrite l’Archipel indonésien, et il n’a pas paru déraisonnable de commencer avec un genre qui est, indiscutablement, le fleuron de cet univers de poésie : le pantun (pantoun). D’autant que ce genre se prête particulièrement bien à l’inauguration d’un ouvrage bilingue. C’est chose si rare ! Toutefois, ce recueil est loin d’être une simple compilation de pantouns. A travers une sélection de quelque cent cinquante poèmes, l’auteur propose une véritable promenade commentée dans plusieurs mondes qui s’entrecroisent : le monde de l’Archipel d’antan, bien sûr, sa poésie exotique, et notamment érotique, en premier lieu. Car l’Amour est le grand thème qui traverse ces pages. Mais tout autour, de nombreuses ‘sonorités’ se font écho, qui donnent à cette « collection » de petits quatrains une profondeur toute nouvelle : on découvre  ainsi des textes dans leurs versions chinoise, polonaise, kiswahili, bretonne. Leur élan poétique a permis cela. Et encore, d’autres formes poétiques plus ou moins similaires, en résonance  – arménienne, vietnamienne, tamoule. Enfin, nombre de grands noms de la poésie des quatre coins de la planète – et d’autres moins fameux – reflètent ces parcours : de Jaufré Rudel à Omar Khayam, de Tiruvalluvar à Nerval, de Rabearivelo à W.S. Auden, de Bilhana à Hugo...

Le chant à quatre mains. Pantouns et autres poèmes d’amour, Georges Voisset,
18 euros
Dépôt légal 1er trimestre 2010 / Achevé d’imprimer par CPI en février 2010
218 pages, présentation, commentaire, traduction par Georges Voisset.
Postface par Claude Hagège.
250 exemplaires sont numérotés de 1 à 250
Conception graphique Thomas Frisch www.eyrac.com

On peut commander par courriel  : afi.pasar-malam@wanadoo.fr
Règlement par chèque à l’ordre de Pasar Malam à envoyer à l’adresse ci-dessous.
Association franco-indonésienne Pasar Malam
14 rue du Cardinal Lemoine, 75005 Paris

A l'Attention des Libraires :
PASSEZ VOS COMMANDES PAR DILICOM. NOTRE GENCOD : 3015594094813

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L’Association franco-indonésienne Pasar Malam lance les volupthé(s) !

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Lucie 4, photo © Elène Usdin, 2007

En collaboration avec la librairie Sudestasie, notre partenaire, et pour mieux faire connaître ce lieu et la littérature indonésienne, nous organisons les volupthé(s).
Deux vendredis par mois, en fin d'après-midi, nous proposons un thé accompagné d’une lecture publique de poésie ou d’extrait de romans ou encore d’une mini conférence sur tous sujets imaginables (liés à l’Indonésie).
La lecture, comme la mini conférence, ne dépassera pas quinze minutes.

Entrée libre mais inscription indispensable afi.pasar-malam@wanadoo.fr
ou 01 56 24 94 53

Librairie Sudestasie, 17 rue du Cardinal Lemoine, 75005 PARIS, Mo Cardinal Lemoine, Jussieu

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Une vingtaine d’artistes indonésiens seront à Paris du 18 mars au 22 mars !

Au Grand palais (voir http://www.artparis.fr)
Nef du Grand Palais, Avenue Winston Churchill, 75008 Paris.

 
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