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Pasar Malam

Bienvenue sur le site de Pasar Malam,
Association culturelle pour l'amitié
entre les peuples français et indonésien

 

 
 

Actualités

Une conférence, suivie d'une dîner, soirée annulée en février dernier, aura lieu mercredi 22 mai à 19h30, au restaurant Indonesia.

Mercredi 22 mai à 19h30, Pasar Malam a l’honneur de recevoir Claude Hagège,
linguiste (et membre de l’association)

Imposer sa langue, c'est imposer sa pensée.

Variété des langues du monde, richesse des langues régionales.


Intervention de M. Claude Hagège lors de la XXVème session de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie, 2009 © Assemblée parlementaire de la Francophonie

22 mai 2013, 19h3O
Restaurant Indonesia,
12, rue de Vaugirard, Paris 75006, M° Odéon, RER Luxembourg

Frais de participation : 12 euros membre Pasar Malam, 15 euros non membre Pasar Malam pour un menu comprenant plat et dessert.

Réservation obligatoire, par courriel (afi.pasar-malam@wanadoo.fr).
Merci d'envoyer un chèque à l'ordre de Restaurant Indonesia à expédier à Pasar Malam, 14 rue du Cardinal Lemoine, 75005.

Pasar Malam a le plaisir d'inviter ses membres à un Volup'thé,
dimanche 28 avril 2013,
15 heures à 18 heures,
Librairie Sudestasie, 17, rue du Cardinal Lemoine, 75005 Paris,
M° Cardinal Lemoine ou Jussieu.

Baptême du recueil de nouvelles Échange épaule contre bonbons de l'auteur manadonais Iswan Sual.

Présentation par Odile Loiret Caille, sa traductrice

Lecture en indonésien Jim Adhi Limas

Sa carrière :
http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=24882.html

Et pour en savoir plus, lisez l'article que lui a consacré Monique Zaini-Lajoubert dans Archipel, n° 54, 1997 : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/arch_0044-8613_1997_num_54_1_3428

Lecture en français : Laurent Lederer

Sa carrière : http://laurentlederer.wix.com/laurent-lederer

Et pour le voir en action : http://vimeo.com/51933065

Tous deux acteurs de cinéma, télévision et théâtre.

Seront servis thé, gâteaux à l'indonésienne et ... bonbons.

Dimanche 28 avril 2013, 15 heures à 18 heures,
17, rue du Cardinal Lemoine, 75005 Paris,
avec nos remerciements à Mme Tu de la librairie Sudestasie.

Réservé aux membres de Pasar Malam uniquement.

Histoire de chaman ...

Au cinéma Le Despérado, 3 avril 2013, 20h00

23, rue des Écoles 75005 Paris, métro Maubert-Mutualité, Jussieu. Entrée 7 euros tarif normal, 5 euros tarif membre et étudiant.

Merci de réserver afi.pasar-malam@wanadoo.fr

Chèque à l'ordre de Pasar Malam, à envoyer à

Pasar Malam, 14 rue du Cardinal Lemoine, 75005 Paris

Rencontre et échanges avec les réalisateurs après le film.

INDO PINO

Un film de Martine Journet et Gérard Nougarol
84 minutes, 2002, version : VO, sous-titré Français

Indo Pino a obtenu le Prix NANOOK, 1er prix du Bilan du film ethnographique 2002 - Paris

Indo Pino est une Taw-Waliya.

Dans la langue Wana, le mot "Taw" signifie "homme", "être humain".

Le terme "Waliya" désigne les "êtres de la forêt".

C'est ainsi que les Wana nomment leurs chamans : les "Taw-Waliya".

Au nombre de 3000 environ, les Wana Wewaju vivent en Indonésie, à l'est de l'île de Célèbes, dans les denses forêts équatoriales des Monts Tokkala où ils nomadisent.

Indo Pino est une de leurs chamans.

Elle est l'une des Taw-Waliya avec qui nous avions tourné en 1994-1996 notre premier film "De l'autre Côté de la Nuit".

A notre retour chez les Wana en 1999, nous la retrouvons victime à son tour d'une grave maladie. Elle est soignée par les autres "Taw-Waliya", qui nous demandent de filmer ces très anciens rituels.

De notre côté, en même temps que nous tournions ce film, nous avons aussi essayé de la soigner avec nos propres médicaments apportés de France.

Ce film est d'abord le récit des rituels qui ont accompagné Indo Pino dans sa maladie.

C'est ensuite, après sa guérison, l'explication par Indo Pino elle-même des effets de ces rituels très anciens sur son corps malade.

Enfin, c'est sa perception étonnante de la médecine occidentale que nous livre ici Indo Pino en l'intégrant naturellement à son propre système chamanique de représentation de la maladie et de l'être humain.

Ce film est la rencontre émouvante entre deux mondes : un monde et une pensée très anciens - dont les "peuples-mémoire", tels les Wana d'Indonésie, sont l'ultime trace vivante- et le monde moderne, notre monde.

Iswan Sual

ÉCHANGE ÉPAULE CONTRE BONBONS

Huit nouvelles, version bilingue, traduites par Odile Loiret-Caille
Permen untuk Bahu, Éd. The Humanizer College, Tondei Manado, 2012
ISBN 979-10-91125-06-2
15 euros, frais d'envoi 2 euros

Si vous n'avez pas pu vous rendre au Salon du livre (où dimanche 24 mars encore, Angela et Wilma sont sur le stand K83), vous pouvez commander le dernier né de Pasar Malam/Collection du banian par courriel et nous vous l'enverrons chez vous, 17 euros*, frais d'envoi compris.

Avant-propos
Dominique Maison

Des jolies filles et des noceurs ...

Voici ce qui sortirait probablement spontanément d'une discussion avec un Indonésien si le nom de « Manado » était évoqué.

Après tout, lorsqu'on a plus de 240 millions de concitoyens, le cliché fournit un mode de classement aussi pratique qu'économique au regard des moyens que demandent de parcourir son propre pays.

Il pourrait sembler d'autant plus difficile au lecteur francophone ouvrant ce recueil de donner un visage à la région de Manado. Il n'en aura pas besoin. En effet, c'est l'un des tours de force d'Iswan Sual de l'accompagner patiemment, nouvelle après nouvelle, dans ce qui fait ou défait son quotidien. L'invitation à un tel voyage peut sembler incongrue, mais elle est aussi candide que celle d'échanger une épaule contre des bonbons.

La bluette mène pourtant bien au-delà des quelques émois d'un court trajet en bus. En arrière plan du flirt, la famille observe, examine, trie au besoin en éloignant Kamang de sa petite amie (cf. Je te regrette tant, Desi !).

De quel milieu social et culturel vient donc ce prétendant ? Il a beau fantasmer sur la peau blanche qui fait le charme prêté aux jeunes Indonésiennes d'origine chinoise, les parents peuvent ne pas consentir à une telle fréquentation. Les habitants de Manado d'origine chinoise sont pourtant établis depuis longtemps sur ces rivages, où les fils de l'Empire du Milieu venaient dès l'antiquité se procurer épices et produits naturels nécessaires à leur pharmacopée et à leur cuisine. Les temples et pagodes ont poussé, les fêtes du Nouvel An chinois restent célébrées avec éclat sans le moindre ressentiment entre communautés.

Pour autant, un garçon doit faire bonne figure : quel est son parcours, est-il prometteur ? Réussir, c'est d'abord faire des études pour sortir du monde agricole, où le travail est pénible et sans avenir. Tout en bas de l'échelle, sans terre à louer, on reste au village à fabriquer du sucre de palme. Grimper dans l'échelle sociale demande des sacrifices : on gage des terres, son nom, son salaire, on s'endette parfois au-delà du raisonnable pour léguer à un enfant l'espoir d'une vie meilleure (cf. Comment l'Etat récompense nos héros .).
Les diplômes constituent la voie royale hors du monde rural. Même ainsi cependant, l'avenir n'est pas tout tracé. Il faut attendre ou négocier une place, jouer des coudes si l'on veut espérer obtenir le graal : un emploi dans l'administration, promesse de stabilité, voire de juteuses combines auxquelles pousse un système qui rétribue chichement le service du pays.

Depuis deux siècles, ce sont ces mêmes raisons qui ont régulièrement poussé les jeunes de la région à émigrer dans l'espoir de revenir un jour au village riches et considérés. Des études à l'étranger avec une bourse, à défaut, le prestige d'une carrière d'hôtesse de l'air promettent un avenir meilleur. Mais il faut partir pour revenir.

Tous ne reviennent d'ailleurs pas, victimes d'accidents (cf. Une si douce vengeance), ou de leurs rêves, comme ces filles vendues dans le reste de l'archipel pour le charme qui fait leur réputation (cf. Qui est donc cet enfant que l'on cherche ?).

Pour les autres, la réussite prend les traits d'une richesse ostentatoire, promesse d'accès à une consommation. Forme de réussite alternative, l'enseignement est depuis longtemps un facteur envié de promotion sociale, permettant notamment de s'insérer dans l'économie locale mais aussi dans les circuits de représentation et de pouvoir.

A ceux qui n'ont ni les faveurs de la chance ni les appuis suffisants, la honte de devoir rentrer au village. Ils sont désormais inaptes au travail des champs, que leurs familles pensaient leur épargner à force de sacrifices. Déclassés, sans l'emploi que leur diplôme leur faisait espérer, leur désenchantement nourrit une fracture entre générations. Les parents tiennent encore à un système communautaire, tandis que leurs enfants sont bercés par les tentations de la ville avec sa société de consommation.

Pour qui ne peut se soustraire au village, reste la patience et la sagesse lucide d'un Yosi, d'Un célibataire endurci, ou les amourettes des jeunes qui pressentent, comme Yosi, que le mariage, marque de l'entrée dans la vie adulte, ne leur offrira qu'un rôle de soutien de famille ou de ménagère modèle dédiée corps et âme à son foyer.

Sous les teintes sombres qui imprègnent les nouvelles d'Iswan Sual, arrivent à poindre des touches vives et plus gaies. A la différence de la ville et du monde du travail, la solidarité est de mise au village. Echaudés par les plaisanteries de Sende'U Kiaba, ses collègues n'en viennent pas moins l'aider, penauds. Et l'on peut être paresseux, pourvu que l'on montre ruse et culot pour se procurer des fruits convoités (cf. Un jeune paresseux). S'y ajoute un élément que Sual transmet subtilement et qui va de pair avec l'attrait pour les horizons lointains : c'est la gentillesse avec laquelle est accueilli l'étranger (cf. Sende'U Kiaba), porteur des récits issus de contrées tant rêvées.

Sual mérite ce même accueil bienveillant du lecteur, lui qui nous apporte ces récits.

Les villageois y parlent en temboan, qui serait dit-on à l'origine du mot Manado. Il signifie « partir au loin ».
Acceptons donc cette invitation, en commençant par troquer une épaule contre des bonbons.

*Ceux qui avaient participé à la souscription recevront automatiquement ce livre chez eux.

Le Volup’thé de mars est arrivé !

Dimanche 3 mars

Lona Tanasale
présente

PARIS – C’est Ma Vie

Ou comment vivre en France quand on est Indonésienne ?

Librairie Sudestasie
17 rue du Cardinal Lemoine
75005 Paris
Dimanche 3 mars, 14 heures – 17 heures
Renseignements et inscription afi.pasar-malam@wanadoo.fr

Lona Tanasale est née à Ambon, Indonésie (et pas Bretagne ! Ambon est, en effet, la capitale de la province des Moluques …). Après avoir passé son bac elle est partie à Java pour étudier à l’institut agronomique de Bogor (IPB), et travailler ensuite dans plusieurs entreprises à Jakarta.
Elle a épousé Charles Ferdinand Hutapea, diplomate indonésien ; ils ont deux enfants, Tito (13 ans) et Tiara (11 ans). Ils ont vécu à Osaka, Japon de 2002 à 2006 et habitent en France depuis mars 2009. Ils doivent rentrer en Indonésie cette année, le 1er avril.
A Paris, Lona participe aux activités de Dharma Wanita Persatuan, l’association des femmes indonésiennes, et aussi à celles de Bienvenue en France, l’association des femmes de diplomates à l’étranger qui l’a aidée à mieux comprendre la France et ses cultures.
Elle a contribué régulièrement à Kompasiana, un blog indonésien, à qui elle envoyait des articles sur sa vie quotidienne en France avant de décider d’écrire son premier livre, PARIS – C’est Ma Vie, publié –en indonésien– en décembre 2012.

En mars, à noter aussi :

Salon du Livre à Paris du 22 au 25 mars 2013 -Porte de Versailles, Pavillon 1, Boulevard Victor, Paris 15ème- (http://www.salondulivreparis.com/) où vous pourrez (re)trouver les livres et la revue Le Banian édités par Pasar Malam (stand du Conseil régional d'Ile de France, n° K83).

Compte-rendu de la conférence de François Raillon du 13 février 2013
(Le réveil du Phénix. Réflexions sur l’émergence indonésienne)
Par Lydia Chaize

François Raillon à Indonesia le 13 février 2013, photo Sita Satoeti Phulpin.

Après avoir rappelé les chiffres-clés de l'Indonésie: 4ème pays du monde par sa population (±250 millions d'habitants), 16ème économie mondiale mais bientôt à la 10ème place, François Raillon nous redonne la définition du Phénix (l’oiseau qui se consume mais renaît toujours de ses cendres) et expose son point de vue sur l'émergence de l’archipel. Il distingue deux points: les facteurs et l'impermanence.

Quatre catégories de facteurs sont à l'œuvre pour hisser l'Indonésie vers la réussite :

-La différenciation sociale, en trois groupes majeurs : au milieu, la classe moyenne qui représente 50 à 60 millions d'habitants est dynamique et fortement consommatrice. Ses besoins entraînent les fournisseurs nationaux à développer leur production pour le marché local. Un deuxième groupe beaucoup moins nombreux mais très puissant, les oligarques, qui ont bâti leur fortune sur l'exploitation des matières premières et sur l’industrialisation du pays. Enfin, la classe ouvrière est nombreuse, active, et concurrentielle, par son bas coût : les usines délocalisées en Chine viennent ou reviennent s'implanter en Indonésie. Malgré les conflits, ces classes sociales semblent conjuguer leurs efforts pour aller de l'avant.

-L'autonomie : les matières premières diversifiées représentent une part importante des exportations alors que les cours sont tendanciellement élevés, ce qui confère une relative sécurité à l'Indonésie. A la différence de ses voisins asiatiques, l’économie indonésienne est moins impliquée dans le marché mondial, comme en témoigne son commerce extérieur (exportations+importations) dont la somme ne dépasse pas 40% de son PIB. Elle échappe ainsi, dans la dernière période, aux aléas de la conjoncture globale. Surtout, son immense marché intérieur qui "booste" l'économie permet au pays de traverser les crises mondiales sans trop de dommages.

-Les trésors naturels : ils sont considérables et variés. Pétrole, gaz naturel, minerais, ressources forestières et agricoles ... l'Indonésie regorge de richesses naturelles qu'elle consomme en partie mais qu’elle exporte également. La Chine voisine, aux besoins considérables, lui achète beaucoup et investit considérablement dans le pays.

-La démocratisation : les réformes politiques du président Habibie en 1998 ont jeté les bases d'un nouveau contrat social. Les élites issues du "soehartoïsme" se sont mises d'accord pour résoudre la lutte pour le pouvoir en employant des moyens pacifiques, c'est à dire électoraux. Par ailleurs, aujourd'hui, les "doléances" populaires s'expriment librement et les conflits sont ainsi partiellement évités ou évacués lors des élections.
On sait aussi que sur le plan mondial, les USA se tournent maintenant vers l'Asie (ils ont notamment beaucoup investi dans la démocratisation de l’archipel). L'Indonésie dans ce contexte joue un rôle de rempart entre la Chine et les USA, mais exploite aussi la rivalité entre les deux superpuissances pour préserver son autonomie.

En face de ces facteurs favorables, il faut évoquer l'autre versant que F. Raillon désigne comme "l'impermanence", c’est-à-dire la fragilité délétère des constructions humaines. L’impermanence est aussi une promesse de changement. La meilleure preuve en est ce réveil du Phénix (l’Indonésie) qui sur une durée de cent ans s'est toujours relevé de ses cendres même si ses échecs ont été nombreux.

L’actuel régime indonésien connaît des fragilités « classiques » et récurrentes :

- La corruption : elle se développe et se glisse dans les rouages de l’Etat et du marché, à la faveur de la décentralisation.

- L’extrémisme islamique qui n’est pas contrebalancé par des forces de gauche significatives, puisque le PKI (parti communiste indonésien) a été éliminé en 1965 et n’a pas été remplacé. Le PKI peut lui-même être comparé à un phénix puisqu’il a connu plusieurs effondrements (1925, 1948, 1965…).

Mais de façon plus structurelle, l’histoire indonésienne depuis plus d’un siècle fait apparaître une série d’élans et de mouvements en avant suivis de reculs ou d’échecs graves, à partir du « Réveil national » de 1908 (Budi Utomo). Comme si, de façon cyclique, l’archipel avait une propension malencontreuse "à jouer au bord du gouffre " (brinkmanship). Prête avec Soekarno dès 1945 à marcher vers le « Pont doré » de l’indépendance, l’Indonésie se lance dans des politiques aventureuses (new emerging forces, konfrontasi) qui débouchent sur la crise économique et sociale totale de 1965. Mais elle reprend ses efforts de croissance sous le régime développementaliste et autoritaire de Soeharto. Au point que dans les années 1990, on parlait déjà de "l'envol du Garuda", l'oiseau fabuleux de la mythologie hindouiste et bouddhiste qui est l'emblème du pays. Mais en 1998, avec la fin de l’ « Ordre nouveau », et la crise financière asiatique, le système bancaire, qui avait contribué au redémarrage de l'économie, fait faillite à la suite d’une dérégulation excessive et des erreurs et abus commis par les conglomérats. L'Indonésie est aspirée vers le gouffre (recul du PIB de 13%). Cependant, sur un siècle, cette alternance (dynamique ?) de mouvements de fond, tantôt positifs, tantôt négatifs, arrive à hisser l'Indonésie au niveau des autres pays émergents, et elle enregistre aujourd'hui une croissance moyenne de plus de 6% par an.

Pour conclure provisoirement, F. Raillon note que l'Indonésie, riche de nombreux atouts, porte en elle un vrai désir d'expansion sur la durée et souhaite dépasser le complexe d’échec. Entraînée dans une dynamique vertueuse où les facteurs favorables se cumulent, elle peut échapper aux aléas des conjonctures contradictoires en s'appuyant sur l'émancipation économique en cours et sur la consolidation démocratique, gages de stabilité.

François Raillon laisse ensuite la parole au public pour poser des questions.
Elles portent aussi bien sur les problèmes de la forêt, que sur les Chinois en Indonésie ou sur la situation du syndicalisme dans le pays.

A noter : le dernier numéro du Banian sur les problèmes de l'environnement. Un prochain numéro aura pour thème, les Chinois d’Indonésie.

Nous sommes au regret de devoir annuler la conférence de Claude Hagège, initialement prévue le 13 février dernier. Celle-ci est repoussée au mois de mai prochain. Ce sera

François Raillon

Directeur de recherche au CNRS
Fondateur et directeur du Centre Asie du Sud-est, CASE (2006-2009)
Spécialiste de l'histoire géopolitique de l'Indonésie contemporaine

Livre paru en octobre 2007
aux éditions Belin

qui assurera le 13 février 2013, à 19 heures, au restaurant Indonesia une conférence sur

LE REVEIL DU PHENIX.
REFLEXIONS SUR L'EMERGENCE DE L'INDONESIE.

Suivie d'un dîner (12? euros/membre de Pasar Malam, 15?/non membre).

Mercredi 13 février 2013
19 heures
12 rue de Vaugirard,
75006 Paris

*17e Festival de l'Imaginaire au Théâtre du Soleil la Cartoucherie

WAYANG KULIT - INDONÉSIE

mercredi 20 mars 15h
jeudi 21 mars 20h
vendredi 22 mars 20h
samedi 23 mars 20h - Nuit entière!

Théâtre d'ombres emblématique de Java.
Le montreur ou dalang, Purbo Asmoro, assis derrière un écran, manipule une centaine de figurines plates, de cuir finement découpé et coloré. Soutenu par un ensemble musical, le gamelan, dirigé par Rahayu Supanggah, dominé par les métallophones, il conte, avec véhémence, les épopées hindouistes mais aussi les aventures fantastiques du Prince Panji ou d'Amir Hamzah. Les spectateurs fascinés suivent le spectacle, d'un côté ou de l'autre de l'écran, du soir jusqu'à l'aube.

Plein tarif : 22 euros / Tarif abonnés et adhérents de Pasar Malam, sur présentation de leur carte de membre, 16 euros au lieu de 22 euros pour les représentations des 20, 21 et 22 mars, et 30 euros au lieu de 40 euros pour la nuit du 23 mars. 16 euros

Tarif réduit : 11 euros / Nuit du 23 mars : 40 euros / 30 euros / 20 euros

Presse
Tel : 01 45 44 84 23 / Fax : 01 45 44 76 60
presse@maisondesculturesdumonde.org
Maison des Cultures du Monde
101 boulevard Raspail 75006 Paris

http://www.festivaldelimaginaire.com/IMG/pdf/com_presse_fi_2013_au_11-01-13-2.pdf

Mercredi 13 février, 19h00, au restaurant Indonesia, Pasar Malam a l'honneur de recevoir Claude Hagège, linguiste (et membre de l'association) pour une conférence sur

Imposer sa langue, c'est imposer sa pensée.

Variété des langues du monde, richesse des langues régionales.

13 février 2013, 19hOO
Restaurant Indonesia,

12, rue de Vaugirard, Paris 75006, M° Odéon, RER Luxembourg

Frais de participation : 12 euros membre Pasar Malam, 15 euros non membre Pasar Malam pour un menu comprenant plat et dessert.

L'espace permet un public de 28 personnes, aussi la réservation est fortement recommandée, par courriel (afi.pasar-malam@wanadoo.fr), avant d'envoyer un chèque à l'ordre de Restaurant Indonesia, 12 rue de Vaugirard, 75006 Paris.

Sang Penari (La danseuse)

projection unique

Vendredi, 25 janvier 2013, 20h00 heures, au cinéma Le Desperado
(ex Action Ecoles)

23, rue des Écoles 75005 Paris, métro Maubert-Mutualité, Jussieu.
Entrée 8 euros tarif normal, 6 euros tarif préférentiel membres de Pasar Malam, 5 euros tarif étudiants.

Chèque à l'ordre de Pasar Malam, à envoyer à Mme Angela Dewulf, 72 bd Berthier 75017 PARIS

Une projection en partenariat avec le Festival des Antipodes 2012.

Prière de réserver votre place au 01 56 24 94 53, ou par courriel, afi.pasar-malam@wanadoo.fr le plus rapidement possible (111 places seulement).

Indonésie / 2011 / 112 min / DVD / couleur / VOSTF / Comédie Dramatique
Réalisation : Ifa Isfansyah
Scénario : Salman Aristo, Shanty Harmayn, Ifa Isfansyah d'après l'ouvre d'Ahmad Tohari
Photo : Yadi Sugandi
Montage : Cesa David Luckmansyah
Musique : Sri Aksan Sjuman, Titi Handayani Sjuman
Production : Natacha Devillers, Shanty Harmayn, Marcia Rahardjo
Interprétation : Prisia Nasution, Oka Antara, Slamet Rahardjo, Dewi Irawan, Lukman Sardi

La danseuse (Sang Penari) raconte les amours entre une talentueuse danseuse d'un petit village javanais Dukuh Paruk et un jeune officier, Rasus. L'intrigue se déroule au milieu des années 60, années les plus noires de l'Histoire d'Indonésie. Srintil et Rasus s'aiment depuis toujours, mais le métier de Srintil, devenue une danseuse de ronggeng (un personnage qui -selon les us et coutumes ancestraux- assurera paix et prospérité au village) va les séparer.

En effet, toute danseuse de ronggeng doit abandonner sa virginité au plus offrant.

Ce film revêt plusieurs dimensions: il entame les thèmes politique, culturel, sans jamais être didactique et tout en racontant une histoire d'amour.
Il est rarissime qu'un film indonésien aborde ainsi, par le biais d'une histoire individuelle, le massacre politique qui donna naissance à un régime dictatorial.

Sang Penari a obtenu en 2011, quatre prix, décernes par le jury du Festival du Film d'Indonésie : Meilleure image, Meilleur metteur en scène, Meilleure actrice, Meilleure actrice second rôle.

Il a été montré une première fois en France, le 15 octobre 2012 au festival des Rencontres internationales du cinéma des antipodes, St Tropez.

Bonne année 2013 !
Qui démarre avec une conférence exceptionnelle mardi 15 janvier, 19 heures

Comment lire une enluminure ...

Edwin Paul Wieringa,

professeur de philologie & des sciences de l'islam de l'Université de Cologne.

Le héron et l'escargot dans un manuscrit islamique javanaise

Mardi 15 janvier 2013, 19h00
Librairie Sudestasie
17 rue du Cardinal Lemoine
75005 Paris
Nombre de places limité, réservation indispensable,
par courriel afi.pasar-malam@wanadoo.fr
N.B. Conférence en anglais.
Suivie d'un pot du nouvel an.

Pour bien terminer 2012, Pasar Malam invite ses membres à une dernière soirée de l'année.

Samedi 22 décembre, à partir de 18h30, pour un verre de l'amitié et des jajan pasar (un bel assortiment d'amuse-gueules à l'indonésienne : kue pisang, kue dadar manis, lemper, risoles*, le tout préparé par Anita du restaurant Indonesia), pour faire des petits achats de Noël -de dernière minute et au prix doux- des colliers de Kalimantan, des sacs, pochettes et bracelets en batik, des marque-pages et, bien sûr, pour Le Banian, n° 14, spécial environnement.


Dessin Doddy Iswahyudi avec son aimable autorisation.

Et à ceux qui ne peuvent venir, commandez (afi.pasar-malam@wanadoo.fr) ce numéro et envoyez un chèque signé de 12 euros, comprenant les frais d'envoi, à l'ordre de Pasar Malam, à envoyer à Angela Dewulf, 72 boulevard Berthier, 75017 PARIS.

A tous, je souhaite de joyeuses fêtes et une excellente année 2013.

Johanna Lederer

Samedi 22/12/2012, 18h30
Librairie Sudestasie, avec nos remerciements à Mme Tu
17 rue du Cardinal Lemoine,
75005 Paris

*gâteau à la banane, crêpe sucrée, bouchée de riz fourré à la viande roulée dans une feuille de banane, risole = genre de samoussa.

Voilà! La journée de dix heures pour la littérature indonésienne est terminée. La 5e édition sur le thème : la création, l'Indonésie et la France s'inspirent-elles l'une de l'autre? a eu un rendez-vous avec un public nourri. 177 personnes ont été présentes dans la salle à un moment ou à un autre, très heureuses de retrouver la poésie, les discussions, les acteurs indonésiens et français de la scène littéraire, les bons livres, l'amitié aussi.

Nous remercions l'Ambassade d'Indonésie et la délégation permanente indonésienne auprès de l'UNESCO pour leur soutien matériel et moral. Nos vifs remerciements aussi aux intervenants pour leur contribution essentielle au succès de l'évènement et bien sûr à tous ceux et toutes celles (surtout! ) qui ont aidé de façon professionnelle, efficace et plaisante pour dix heures d'harmonie et d'amitié.

Les Actes de la journée, rédigés par Elise Bas, seront publiés prochainement.

En décembre, pour les membres seulement, sont proposés un atelier d'écriture et un "volup'thé" pour le lancement du Banian, n° 14, spécial environnement.

Ci-dessous quelques échos dans la presse et un témoignage.

Indonesian culture warms up autumn in Paris

Kunang Helmi, Contributor, Paris | Feature | Sun, November 11 2012, 3:36 PM

Telek dance is performed by Sebatu Group from Bali. The group toured France until November. (Courtesy of Steven Appel)

After the long summer break, cultural activities rev up again in the city of light.

French lovers of Indonesian culture and literature should be content with the autumnal offering of all things Indonesian in the French capital.

A Balinese dance troupe from Sebatu opened the season early on at the plush Theatre National de Chaillot, which stands opposite the Eiffel Tower on the opposite bank of the Seine River.

The dancers and musicians from Sebatu are already well-known in France and came to tour France, beginning with a week in Paris.

The first generation of these village dancers and musicians was rediscovered in the late 1960s by famous French musicologist Jacques Brunet who brought them over in 1972. They even danced before then president Georges Pompidou.

Twenty years later they performed at Opera Garnier in 1992, they just finished their tour of France on Nov. 4.

The troupe’s three-hour premiere thrilled the audiences in Paris.

“Despite them coming over regularly, each time it is a different performance and a fresh approach. Some performers are even the grandchildren of those who came in 1972,” Brunet said.

For young Lutschia Sudana, the daughter of film designer Pippa Cleator and Balinese actor Tapa Sudana, it was a wonderful experience.

“I liked the kecak dance the best,” said the girl, who has not been back to the fabled island since her birth there some 12 years ago.

The first part of the performance was dedicated to solo dances and gong kebyar gamelan orchestras, while the second part contained wayang wong theater and other theatrical performances.

The gambuh performance was saved for the end, as male dancers, who also acted out female roles in this version — cultivated in Kedisan, a neighboring village of Sebatu, perched high upon the mountain slopes of Bali.

In addition to the dance performance, program’s film screenings provided audiences an extra thrill as they viewed dance and trance of 1930s Bali.

The event, which contains a famous passage by the renowned Balinese dancer I Mario, was put together by Agnes Monteney.

Excerpts from films by Margaret Mead, Gregory Bateson, Walter Spies, Miguel and Rose Covarubbias, and films by Rolf de Mare that deposited at the Dance Museum in Stockholm, were also featured in black-and-white.

Earlier, Parisian art lovers were wowed by Banjaran Gatotkaca – a performance by wayang orang Javanese-style theater troupe, at the big UNESCO Hall.

The show, presented by the Jaya Suprana School of Performing Arts in collaboration with the Wayang Orang Bharata troupe, presented a spirited performance taken from an excerpt from the epic Mahabharata.

Bajaran Gatotkaca recounts the tale of the birth, life and death of Gatotkaca in a piece celebrating noble philosophical moral values, heroism, loyalty and patriotism by incorporating dance styles with acrobatic elements.

In addition to the impressive premier held on Nov. 4, a 10-hour literary day celebrating Indonesian culture, organized by the Franco-Indonesian association Pasar Malam under the leadership of Johanna Lederer, came to the UNESCO building on Nov. 9.

The program began with a discussion about French writers in Java and was followed by a presentation of poems by Saut Situmorang.

A specially choreographed modern Indonesian dance by Kadek Puspasari was also brought in for the event, which also featured a panel discussion involving Indonesian speakers. The day was rounded out by a batik fashion show.

Plaited wonders from Borneo collected by French anthropologist Bernard Sellato are another Indonesian attraction on display at the Espace Asia in Paris. The expert was not able to attend because of a prolonged illness, but the show opened on Oct. 5 with an introduction by writer Elisabeth Inandiak and will run until next year.

The traditional objects from Kalimantan are made from rattan, pandanus and bamboo collected in the forest by the men and then plaited by the women of the Dayak tribes.

Sellato, who is also author of Plaited Arts from the Borneo Rainforest published by the Lontar Foundation together with the University of Hawaii Press, became a good friend of Hangin Bang, a wonderful Dayak Aoheng creator of plaited goods.

In 2005, Sellato created a foundation to aid these village artisans with the help of a company.

“All of these projects involving direct participation of those living in the villages are very decisive for the continuation of age-old traditions in contemporary Indonesia,” said Elisabeth, who also is involved with a similar project back home in Yogyakarta.

Impossible de détailler le programme de cette journée, mais de façon générale, j'aimerais vous dire que sa composition m'a semblé très judicieuse, à la fois pleine d'unité et de diversité. Bien sûr priorité fut donnée, légitimement, à la littérature, mais les arts de la musique et de la danse ont été également mis à l'honneur. Merveilleuse prestation de la danseuse, Kadek Puspasari, personnage aux multiples métamorphoses (raffinement de la féminité, puis personnage androgyne, puis tandem humain-animal). J'ai beaucoup aimé la musique de Christophe Moure et Jean Désaire, l'aptitude à entrer en résonnance avec le public ... Très jolie idée que ce défilé plein de naturel et de charme pour exposer du batik sur des corps en mouvement.

Je veux vous faire un compliment: cette journée a été trop courte.

Merci encore,
Bien amicalement.

Joëlle Durand-Raucher

Invitation

L’Association franco-indonésienne Pasar Malam et
L’Ambassade d’Indonésie/Délégation Permanente de la République d’Indonésie auprès de l’UNESCO, présentent la 5e édition de la biennale des

Dix heures pour la littérature indonésienne (allées et venues possibles)

La création artistique :
L’Indonésie et la France, s'inspirent-elles l'une de l'autre ?

Vendredi, 9 novembre 2012, de 10h à 20h,
UNESCO, salle IV
7, place de Fontenoy, Paris VIIe, m° Ségur ou Cambronne.

Avec conférence, table ronde, lecture de textes et de poèmes, film, défilé de mode batik, foire du livre, danse et musique indonésiennes.


Dali Abraham, Victoria, Australie, 2011,
dessin pour Pasar Malam

Entrée gratuite, réservation indispensable : Association Pasar Malam
14 rue du Cardinal Lemoine - 75005 Paris, téléphone 01 56 24 94 53
afi.pasar-malam@wanadoo.fr

Programme

10h00– Ouverture des portes

10h15 – Cérémonie d’ouverture par

  • S.E. Rezlan Ishar Jenie, Ambassadeur de la République d’Indonésie en France, pour les Principautés d'Andorre et de Monaco et délégué permanent auprès de l'UNESCO
  • S.E. Daniel Rondeau, Ambassadeur, écrivain et éditeur, délégué permanent de la République de France auprès de l'UNESCO
  • Mme Yuyu Hagenbücher, hôtesse de la journée bilingue, au nom de l’association Pasar Malam, souhaite la bienvenue à tous et présente l’opuscule des poèmes de Saut Situmorang, traduits par François-René Daillie, spécialement édité pour la journée des dix heures pour la littérature indonésienne du 9 novembre 2012. Avant-propos par Daniel Rondeau.

10h30Ecrivains français à Java : voyages et témoignages, conférence
Philippe Grangé, directeur de l’Institut Universitaire Asie-Pacifique, La Rochelle.
– Questions du public

11h20 – Interview de Saut Situmorang, poète, par Kunang Helmi, journaliste pour le quotidien The Jakarta Post.

11h45Métro B; danse contemporaine indonésienne. Création originale 2012.
Chorégraphie et interprétation : Kadek Puspasari
Création sonore : Jean Desaire et Christophe Moure
Une danseuse indonésienne témoigne de son départ en France et de son adaptation à la société française … Mais c’est de l’interculturalité au sens large, dont il est question.
Quelles interactions se mettent en place ? Que faire de sa tradition dans une société étrangère à la sienne ?

12h30 – Déjeuner

14h30 – Table ronde
Comment se manifeste l'influence artistique et littéraire de l'Indonésie en France et celle de la France en Indonésie ?

Modérateur : Anda Djoehana Wiradikarta
Intervenants :

  • Darwis Khudori, architecte, écrivain, historien, maître de conférences à l'Université du Havre, directeur du Master Echanges avec l'Asie : Regards croisés. Échanges franco-indonésiens, pédagogiques et académiques, sans oublier l’art et la littérature ...
  • Rahayu Surtiati Hidayat, professeure de français, Université de Jakarta et traductrice : Les bandes dessinées françaises en Indonésie: retour d’intérêt? Ces derniers temps, à Jakarta, on trouve de nouveau les Aventures de Tintin sur le marché. Il y a cinq ans, quatre albums de Titeuf ont été traduits et publiés par Erlangga (Jakarta), et un an plus tard, l’album Un amour de Swann de Marcel Proust adapté par Stéphane Heuet, chez Kepustakaan Populer Gramedia. S’agit-t-il d’un retour d’intérêt aux bandes dessinées européennes, notamment françaises, belges, suisses ? Il serait intéressant de parcourir la mémoire collective des lecteurs indonésiens qui gardent bien en tête les aventures d’Astérix et Obelix, Fantomette, et Les Aventures de Tanguy et Laverdure.
  • Saut Situmorang, poète : La France et moi.
    Comment la culture française, la littérature et sa théorie en particulier, ont influencé Saut Situmorang qui découvre la plupart des écrivains français pendant son séjour en Nouvelle-Zélande (1989-2000). Parmi les poètes qui l’inspirent : Charles Baudelaire, Arthur Rimbaud, Guillaume Apollinaire mais aussi les écrivains surréalistes, ainsi que les écrivains francophones postcoloniaux comme Aimé Césaire. Ne lisant pas le français, il a dû recourir aux traductions anglaises, mais les influences des auteurs français ont laissé des marques visibles dans ses propres écrits.
    D'autres écrivains français ont plutôt contribué à façonner sa vision politique, par exemple les philosophes Jean-Paul Sartre, Michel Foucault et Jacques Derrida.
  • Joëlle Durand Raucher, metteur en scène : Quand Le songe d’une nuit d’été rencontre le Ramayana ...

16h00 – Pause, goûter à l’indonésienne.

16h30 – Lecture de poésie ou d’extraits de roman par Jim Adhi Limas et Pierre Stumm, acteurs.

17h00 - Ne pas réveiller avant la fin du rêve, ou 15 ans de collaboration entre l’Indonésie et la France. Film vidéo (environ 20 minutes) d’un spectacle vivant : musique, théâtre masqué, danse par Leda Atomica.
Une collaboration franco-indonésienne entre deux collectifs de musiciens Léda Atomica Musique (Marseille) et Gayam (Yogyakarta) que rejoint Sam Harkand et Cie (Marseille) spécialisé dans le grotesque, le masque et la marionnette.
Présentation par Alex Grillo.

17h30A qui et pourquoi enseigner le français en Indonésie ?

  • Nany Ismail, professeure de littérature et de linguistique françaises, Université UNPAD, Bandung.
  • Rahayu Surtiati, professeure de littérature et de linguistique françaises, Université de Jakarta.

17h50 - Batik, chic! Porter le batik en France.
Défilé et présentation des plus beaux tissus de Java.
Yuyu Hagenbücher avec le concours de Desi Djoehana et Novalia Courtoy.

18h00 – Foire du livre avec, entre autres des livres offerts par les Éditions du Pacifique.
Des livres par des Indonésiens, des livres sur l’Indonésie, des livres en français, en indonésien, en anglais.
Et aussi les publications de Pasar Malam : Les mots cette souffrance, de Saut Situmorang, opuscule de poésie inédite, revue semestrielle Le Banian, livres de la Collection du Banian.

20h00 – clôture de la 5e édition de la journée des dix heures pour la littérature indonésienne.

N.B. L’entrée est gratuite, mais la réservation est obligatoire.
Les 150 premières inscriptions bénéficieront d’un panier-repas à l’indonésienne, gratuit !

Bonnes vacances, r.v. le 3 septembre prochain : musique indonésienne traditionnelle réinterprétée à la mode occidentale, conférence/concert par le musicien de Surakarta Yasudah!

A tous les passionnés de la culture balinaise, à ne rater sous aucun prétexte un spectacle somptueux -danse, théâtre, musique - du 21 au 29 septembre 2012 au Théâtre National de Chaillot !

Le Théâtre National de Chaillot accueillera au mois de septembre 2012 des danseurs et musiciens du village de Sebatu à Bali. Le spectacle Une nuit balinaise présentera une succession de pièces chorégraphiques, théâtrales et instrumentales avec sur scène un gamelan (ensemble musical traditionnel).

Le programme se composera en trois actes sur une durée totale de 3h30 (entractes compris) du 21 au 29 septembre 2012 à 19h :
Acte I : Bali années 1920 : les danses solistes et la naissance du gamelan gong kebyar
Acte II : Bali danses et drames : le théâtre dansé des dieux et des hommes
Acte III : Le gambuh balinais ou les représentations des origines

Information supplémentaire sur ce spectacle : theatre-chaillot.fr/danse/une-nuit-balinaise

THEATRE NATIONAL DE CHAILLOT
1, place du Trocadéro et du 11 novembre
75116 Paris

Le Banian n° 13 disponible à la librairie Sudestasie, 17 rue du Cardinal Lemoine, 75005 Paris, peut être commandé directement à l'association Pasar Malam afi.pasar-malam@wanadoo.fr

Le Banian, 9 euros (hors frais d'envoi)

Publication semestrielle de l’association franco-indonésienne Pasar Malam

N° 13 > Juin 2012

274 pages

Sommaire

Johanna Lederer > Éditorial

… Hindouisme, bouddhisme en Indonésie

  • Michel Picard> L'invention de la religion balinaise comme Agama Hindu et ses implications
  • Dominique Maison > Bouddha est-il soluble dans les Pancasila ? Tribulations contemporaines du bouddhisme en Indonésie

… Musulmans, Chrétiens et religion traditionnelle en Indonésie

  • Bambang Noorsena> L’unicité de Dieu dans le dialogue théologique islamo-chrétien
  • Cécile Barraud> Notes sur la situation religieuse dans l’archipel de Kei, aux Moluques
  • Elise Bas> Chrétiens d’Indonésie : un droit de cité à géographie variable
  • Anda Djoehana Wiradikarta> La religion traditionnelle à Java
  • Chrisvivany Lasut et Dominique> Répandre l'eau, creuser le sable. Un rituel shamanique à Minahasa

... Poésie

  • Taman de Joko Pinurbo
  • A corps en errance, âme errante de Jean Couteau

... Portfolio

Deniek G. Sukarya

...Un grand spécialiste de l'Asie du Sud-Est

Étienne Naveau > Denys Lombard philosophe et islamologue

… La religion, les femmes et les enfants

  • Andrée Feillard et Pieternella van Doorn-Harder >Une nouvelle génération féministe au sein de l’islam traditionaliste : Une exception indonésienne ?
  • Wening Udasmoro, Dyah Dina Kusumayanti, Niken Herminningsih > La religion dans la littérature de jeunesse et dans les médias en Indonésie

… Rubriques

L'indonésien, langue exotique?

  • Hélène Koloway Le Quéllec
  • Wuwun Wiati Hély

Compte rendu de lecture :

  • L’histoire à parts égales de Romain Bertrand par Huguette Fugier
  • Ikan Tanpa Salah d’Alfred Birney par Sita Satoeti
  • Adriaan Van Dis à Paris : rafraîchissant et généreux par Dorien Kouijzer
  • La quête de Semar de Sindhunata par Michel Cazenave
  • Héritiers de la culture du monde - Etre indonésien 1950-1965 de Jennifer Lindsay et Maya Liem par Kunang Helmi

Pages retrouvées : La traduction de Hikayat Hang Tuah par Hans Overbeck de Jean-Claude Trutt

Les Bonnes feuilles :
Les chrysanthèmes --> nouvelle inédite de Leila Chudori.

Dimanche 20 mai, un volup'thé

avec Halidah Ilahude Leclerc, membre de Pasar Malam, assistant réalisateur,
fondatrice de l’association Tirai Merah dan Tirai Putih

Bali : vie culturelle, vie quotidienne

L’ile de Bali, depuis de très nombreuses années est envahie par certains touristes qui tous les ans accourent pour -essentiellement- "passer du bon temps". Ceux-là ne font pas l'effort de respecter la vie culturelle, ni même la vie quotidienne de cette île unique ... L'argent est dépensé sans compter dans toutes sortes de bars, restaurants, boîtes de nuit, tandis que les artistes, les danseurs par exemple, ont de plus en plus de mal à gagner leur vie; les plages, parkings, la mer sont jonchés de plastiques et de papiers gras de toutes les couleurs, de toutes les tailles, mais si dépourvus de grâce !
Les touristes ne sont pas les seuls responsables ...

Halidah propose une autre façon d'apprendre à respecter l'environnement culturel et naturel. Par le biais des enfants pour qui elle a créé une structure où ils peuvent apprendre de façon ludique et gratuite la danse de leur île, les b-a-ba de la propreté de leur terre.

Une vente d'artisanat de qualité, robes, chemisiers, chemises d'homme, éventails, bijoux, etc., est proposée pour passer au mieux l'été et, bien sûr, au bénéfice de l'association Tirai Merah dan Tirai Putih.

Ambiance garantie, pot d'amitié pour tous!
Merci de signaler votre venue.

Dimanche 20 mai,
De 15 à 18 heures.
Librairie Sudestasie,
17 rue du Cardinal Lemoine
75005 Paris, m° Cardinal Lemoine ou Jussieu

Samedi 17 mars 2012, 18h00, à la librairie Sudestasie
Présentation par Saraswati Wardhany de

Manuel d'indonésien Volume 1 - L’Indonésie au quotidien
Méthode de langue (livre CD), 46 euros.
Jérôme Samuel, maître de conférences en indonésien à L’Institut national des langues et civilisations orientales

Saraswati Wardhany, ancienne lectrice à l’Inalco et a enseigné le français au Centre culturel français de Bandung.

Le Manuel vise à l’acquisition des principales compétences de communication nécessaires au quotidien, pour toute personne (étudiant, expatrié) amenée à séjourner en contexte indonésien. Il comporte 24 leçons et 5 unités « Révisions et bilan » qui rythment et mesurent la progression. Chaque leçon comprend: un dialogue; une liste de vocabulaire; un cours de grammaire; une importante série d’exercices; du matériel écrit, iconographique (plus de 150 illustrations en couleur), ou audio. Des compléments culturels viennent enrichir une leçon sur trois environ. Une bibliographie et un lexique indonésien-français figurent en fin de volume.

Pour écouter un extrait audio, consulter le site d’Asiathèque d’où a été tiré le texte ci-dessus :
http://www.asiatheque.com/eshop/fra/show/124

Samedi 17 mars 18 heures
Librairie Sudestasie,
17 rue du Cardinal Lemoine, 75005 Paris (m° C. Lemoine/Jussieu, bus, 24, 63, 67, 86, 87).
Entrée libre, réservation recommandée.
Chaque participant bénéficie d’une réduction exceptionnelle de 10% sur l’ouvrage présenté.

Conteur et traducteur d'Intrigues de jungle et lois de basse-cour au royaume des animaux de Java, l'acteur Jim Adhilimas et le professeur Marcel Bonneff.


Photo par Wilma Margono, mars 2012

Voir critique sur le site Les agents littéraires: http://www.les-agents-litteraires.fr/intrigues-de-jungle-et-lois-de-basse-cour-au-royaume-des-animaux-de-java-de-pak-prijana-winduwinata

Pasar Malam vous invite au lancement des contes satiriques
Intrigues de jungle et lois de basse-cour au royaume des animaux de Java
(Dongèng Sato-kéwan) de Pak Priyana Winduwinata
5e ouvrage de la Collection du banian
vendredi 2 mars à 18h30, à la librairie Sudestasie.

Illustration couverture par Willem, avec nos remerciements

En présence de Marcel Bonneff, traducteur de l'ouvrage
et de
Jim Adhilimas, acteur de cinéma et de théâtre.

Un dîner au restaurant suivra.

Vendredi 2 mars, 18h30-20h00, avec

-Marcel Bonneff : présentation des contes satiriques, notamment sur la personnalité de l'auteur et le contexte de l'époque -Jim Adhilimas : lecture de quelques pages très drôles -Un dîner au restaurant thaïlandais

Réservation indispensable Merci de spécifier votre participation au dîner (environ 20 euros par personne, à régler sur place)

Le retour du Volup’thé !!*

Avec, dimanche 12 février de 15h à 18h, un thé pour tous, bien sûr, et aussi une présentation de leur livre Memburu Fatamorgana ("A la poursuite d’un mirage", mémoires de 3 travailleuses domestiques indonésiennes à Abu Dhabi) par Mesdames Wuwun Wiati Hély et Hélène Koloway Le Quéllec, membres de Pasar Malam.

Entrée gratuite pour les membres, participation aux frais non membre 5 euros.
Merci de réserver afi.pasar-malam@wanadoo.fr

* Les dimanches de "Volup’thé" ont été conçus pour faire se rencontrer les membres de Pasar Malam, apprendre des choses d’eux au travers de mini conférences et dans une atmosphère conviviale, mieux faire connaître Sudestasie, une librairie qui propose aussi des livres sur l’Indonésie.

Sur http://www.les-agents-litteraires.fr/, critique du livre :

"La quête de Semar", de Sindhunata

Le livre : La quête de Semar. conte philosophique javanais , de Sindhunata, Association Pasar Malam, 125 pages (bilingue français-indonésien), 15 €.

Présentation: Semar, personnage mythique et mythologique javanais, valet et conseiller des chevaliers Pandawa, a disparu. Sans sa rassurante présence et ses conseils avisés, c’est la défaite assurée. Le peuple tout entier s’embarque dans une quête d’un autre genre, à la recherche d’un personnage qui ne se cache pourtant pas bien loin.
[Cette critique a été rédigée par : Hélène, du blog Littérature et Chocolat que nous vous invitons à découvrir.]

Les habitants de Klampis Ireng unissent leurs force pour chercher Semar : bien leur en prend car ce dernier est habilement caché ! Le lecteur de La quête de Semar rassemble lui aussi toute son énergie pour s’imprégner de ce récit, des codes du théâtre d’ombres, des noms indonésiens, de la culture javanaise, et de ce Semar qui, en personnage exigeant, impose plusieurs relectures avant de se laisser capturer.
Avec La Quête de Semar, on est loin du rouleau compresseur de la culture occidentale et de son prêt-à-penser. On lit ce conte philosophique comme on assisterait à une cérémonie du thé imprégné de sa culture européenne : sous la beauté et la délicatesse de l’apparat, le message semble abscons, obscur, hermétique. Car, dans la culture asiatique, chacun fournit sa part d’effort et parcourt un bout de chemin pour aller à la rencontre de l’autre, faute de quoi l’étincelle ne jaillit pas. S’embarquer dans le récit de Sindhunata, c’est prendre un aller-simple pour une destination inconnue, faire confiance à l’auteur et accepter de se perdre dans un univers improbable. A cette seule condition se révélera la substantifique moelle de ce merveilleux récit.
Semar est un personnage traditionnel du théâtre d’ombre javanais, subtilité qui n’échappera pas au lecteur. Sous ses yeux, les lettres s’envolent et forment des marionnettes qui racontent une histoire. L’écriture, étonnamment visuelle, ne s’appréhende pas par la raison cartésienne. Les mots font appel à une palette hétéroclite d’émotions et de sensations qui forment un tableau insolite; le lecteur s’abandonne pourtant avec délice dans sa contemplation, passés les premiers écueils.
A la faveur d’une lecture affranchie des habitudes et exigences littéraires, Semar se laisse approcher et apprivoiser. On devine qu’il incarne tout à la foi la connaissance de soi, la compréhension du monde, la beauté de la nature, l’idée du Bien et du Mal… Trouver Semar, c’est trouver la source du bonheur en soi, à l’exclusion des biens matériels de ce monde.
Dans ce livre bilingue français-indonésien, illustré de superbes dessins de marionnettes, se cache un trésor de la spiritualité javanaise, multi-identitaire, à l’image de cette société façonnée par des siècles de mélange et d’intégration de cultures de tous horizons.

Vous aimerez si… … ce voyage, qui s’assimile à un trek, chargé d’un sac à dos lourd et chaussé de souliers neufs, dans des paysages merveilleux, vous tente : ce récit est une véritable découverte, une lecture très personnelle dont vous seul pourrez savoir ce que vous en rapporterez.

Extrait : Tant que Semar veille, la vie est idyllique dans le village de Klampis Ireng.
Le village savait protéger les montagnes, garder les rizières et les champs environnants, verts et fertiles, disait-on. Tout ce qui était planté, poussait, tout ce qui était à vendre, l’était à bon marché. Les gens affluaient, on ne cessait d’aller et venir. Sans relâche on louait Klampis Ireng. Buffles, vaches, poulets, canards, oies allaient en toute liberté, avant de rentrer le soir dans leurs enclos, sans quiconque pour les surveiller. Les animaux cherchaient seuls leur nourriture. Libres et repus, ils ne craignaient pas d’être volés.

Et s’il fallait mettre une note, ce serait : *****

L'écrivaine indonésienne, Leila Chudori, fut notre invitée lundi 23 janvier au restaurant Indonesia à Paris.
Elle nous a régalés d'un extrait d'une de ses excellentes nouvelles que nous espérons traduire et publier bientôt.

Lundi 23 janvier 2012 :

Leila Chudori, écrivain et journaliste à l'hebdomadaire Tempo. Elle a publié de nombreux articles et des recueils de nouvelles (dont Malam Terakhir traduit en allemand et le plus récent 9 Dari Nadira).

Leila est particulièrement heureuse de venir à Paris pour présenter son travail, bien sûr, mais aussi parce qu’elle termine un roman qui se déroule, entre autres, à Paris ...
Née en 1962 Leila S. Chudori est un écrivain qui aime s'inspirer de la société dans laquelle elle vit. Ses thèmes de prédilection : l’hypocrisie, les droits de l'homme, la répression sociale et politique, le statut de la femme dans la société indonésienne.
Elle a étudie la philosophie et la politique.

Lundi 23 janvier 2012, à 19h00
Restaurant Indonesia
12 rue de Vaugirard,
75006 Paris, M°/RER Luxembourg

Dîner 21 euros tout compris( sauf le vin) : entrée, « rijsttafel », dessert, café ou thé.
Merci de réserver par retour de courriel (afi.pasar-malam@wanadoo.fr) et d’envoyer votre chèque à l’ordre de Indonesia, 12 rue de Vaugirard, 75006 Paris.
20 places disponibles seulement...

Pasar Malam a le plaisir d’ouvrir l’année 2012 en offrant une coupe de champagne aux membres participant à la soirée Leila Chudori.

 

Vient de sortir Le Banian n° 12 décembre 2011, ISSN : 1779-8485, ISBN : 978-2-9525727-8-1, 9 euros :

110e anniversaire de la naissance de Soekarno, premier président de l'Indonésie
De Sabang à Merauke !

Par chèque à l’ordre de Pasar Malam, 11€30, frais d’envoi compris, 14 rue du Cardinal Lemoine, 75005.

Illustration 1ère de couverture : Enrico Soekarno.
Photo 4e de couverture : Philippe Fouchard.
Avec leurs aimables autorisations.

 

A l'occasion de la sortie du 4e livre de la Collection du banian, association Pasar Malam organise la présentation, avec un verre de l'amitié, de La quête de Semar, dimanche 6 novembre, 15 heures, Librairie Sudestasie, 17 rue du Cardinal Lemoine, 75005 Paris. Réservation par e-mail.

La quête de Semar de Sindhunata
Conte philosophique javanais, version bilingue
Traduction de l'indonésien et présentation Nathalie Belin Ridwan
Avant-propos Michel Cazenave

Gabriel Possenti Sindhunata est né à Kota Batu, Java-Est, Indonésie, le 12 mai 1952. Prêtre jésuite, travaillant au collège de Saint-Ignace à Yogyakarta, il est aussi écrivain et rédacteur en chef du magazine culturel «BASIS».
Après des études théologiques à l'Institut de Théologie et de Philosophie Kentungan, Yogyakarta en 1983, il obtient un doctorat de Philosophie à la Hochschule für Philosophie à Munich en 1992.

Prix 15 euros, 125 pages
ISBN 978-2-9525727-7-4, EAN 9782952572774
Conception graphique Thomas Frisch www.eyrac.com

La quête de Semar c’est, au travers de la quête du personnage du théâtre d’ombres javanais, Semar, la quête de soi, de son être profond, et celle aussi de l’authenticité, de la pureté et de l’humilité dans une société en proie au mal-être et aux affres de l’argent, du sexe et du pouvoir. Ce conte philosophique plonge d’abord le lecteur dans le monde mythologique du Mahâbhârata, épopée sanskrite à la base du théâtre javanais, pour ensuite évoluer vers la réalité de la société indonésienne moderne, victime d’une urbanisation sauvage, puis replonger dans la mystique ancrée dans tout spectacle de wayang kulit. L’auteur nous entraîne ainsi dans un cercle étourdissant qui nous fascine et nous interpelle. Il s’agit de la première traduction française d’un ouvrage de Sindhunata.

 

L'Association franco indonésienne Pasar Malam a l'immense tristesse de faire part du décès de Umar Said, que nous avions l'habitude d'appeler avec respect et tendresse Pak Umar (Monsieur Umar), survenu vendredi 7 octobre en fin de soirée à l'hôpital.


photo©Wilma Margono

Nous venions de l’élire président de Pasar Malam, la mort nous l’a pris.

Pak Umar, né le 26 octobre 1928, récemment élu président de l'association, fut un lutteur infatigable pour la liberté du peuple indonésien, pour la démocratie, l'universalité des droits de l'homme et des peuples.

Combattant de l'indépendance dès les premières heures dans les années quarante en Indonésie, il représente en septembre1965, l'Indonésie au Congrès de l’Association Internationale des Journalistes afro-asiatiques au Chili. Il échappe ainsi au massacre déclenché en Indonésie par le coup d'Etat anticommuniste de Suharto du 30 septembre 1965.
Après une vie mouvementée, faite de luttes et d'exil, Pak Umar, victime du régime dictatorial, se retrouve en France, séparé de force de sa famille pendant de longues années.

Il consacre son infatigable énergie à la solidarité envers ses compatriotes persécutés par la dictature de Suharto. Ainsi, il contribue de manière décisive à la fondation de la SCOP restaurant Indonesia qui permit à de nombreux exilés politiques indonésiens de survivre à Paris.
Le 24 janvier 2011, Umar Said, a reçu la Médaille de la Ville de Paris des mains de Christian Sautter en présence de nombreux amis et personnalités venus des quatre coins d'Europe.

Homme ouvert, généreux, amical, chaleureux, il nous manquera.
Nos pensées vont à sa famille, Ninon, son épouse, ses deux fils Iwan et Budi.

Pak Umar tenait un blog, en indonésien : annabelle.aumars.perso.sfr.fr

Un article lui est consacré dans Le Banian, numéro 11, spécial "Indonésie : pionniers des temps modernes, les explorateurs de leur époque".


Sita Satoeti & Robert Aarsse

14 octobre 2011, funérailles de Umar Said
Discours de Robert Aarsse, président ad intérim de Pasar Malam :

Chère Ninon,
Chers Yann & Budi
Chèrs membres de la famille Aumars
Chers toutes et tous

Alberto, ou Nico, ou Umar, ou André …

Pas aisé de dire en quelques phrases ce que tu as été pour nous au Pasar Malam ou pour Gap, mon épouse et moi personnellement.

La conscience comment il faut appréhender le monde et les gens qui y habitent ? Oui, mais plus que ça.

Tu as été membre de Pasar Malam dès sa fondation en 2001. Je sais que sa présidente d’alors, Johanna Lederer, s’est souvent tournée vers toi pour une recherche de solution ou d'encouragement quand elle se trouvait devant un problème qui paraissait insurmontable. Tu fus toujours là.

Tu as été "membre d'honneur" pour terminer Président de Pasar Malam.
Trop court.

Johanna Lederer m'a récemment confié : "Comme beaucoup de membres de Pasar Malam, j'ai fait la connaissance de Pak Umar en 1999 à l'occasion de la venue de Pramoedya à Paris. Depuis Pak Umar est devenu ma famille, l'autre, celle enfouie dans mon cœur : l'originelle, l'ancienne, insaisissable et tangible à la fois. Déracinée, je cherchais et j'ai trouvé chez lui le lien avec la terre de mes origines. Je croyais cette attache indestructible. Me voilà orpheline. "

Pour beaucoup d'entre nous ces mots reflètent cette perte irrémédiable, définitive. Un chapitre se ferme, à jamais.

Je me souviens, Pak, de notre première rencontre, il y a trente-cinq ans, moi, président du Comité Indonésie français, toi, officiellement réfugié indonésien venant de Chine, et seuls quelques initiés étaient, à peu près au courant de tes pérégrinations après le Coup d’État du 30 Septembre 1965 en Indonésie.

T’en as vu du pays ! Et de toutes les couleurs ! Politiques et autres. Mais ta discrétion ne t’a jamais abandonné, jamais un mot dur pour ceux qui t’ont poursuivi pendant pas mal d’années, là-bas où l’Occident investit à tour de bras.

Arrivé en France, gardien de nuit, et pendant le jour, discret ambassadeur de ton pays en France, le vrai et l'unique à cette époque à mon avis, ambassadeur de tes opinions humaines, profondes en souvenir du Parti aujourd’hui encore interdit en Indonésie, à qui tu as donné tant. Après notre première rencontre donc, nous avons collaboré ensemble. Avec Gap, tu as travaillé pour que l’Indonésie fasse partie d’un Salon de la Jeune Peinture. Tu m’as permis de publier dans le Monde Diplomatique un article critique sur l’Indonésie de 1976. Avec un grand sourire je me rappelle aussi nos discussions serrées, toi l’Indonésien, moi le Belanda de service. Ton aide en me fournissant des info quand je travaillais à Amnesty International, ici à Paris.

La cerise de tout cela a été la réunion après ma soutenance de thèse chez nous, au sixième étage où tu venais souvent discuter, manger et rencontrer un tel ou un tel. Nous sommes juin 1976. Tu avais emmené un jeune homme, un certain José Ramos Horta, ambassadeur itinérant de Fretilin, un mouvement de libération nouvellement arrivé sur la scène politique internationale après l’occupation manu militari par le régime Suharto de cette ancienne colonie portugaise, Timor-Leste.
Il y avait également le professeur Wertheim, grand spécialiste de l’Indonésie aux Pays Bas, et l’âme, la conscience et le moteur du Comité Indonésie néerlandais. Tous les trois, vous vous êtes enfermés, un verre à la main, dans la chambre de mon fils, assez longtemps. Quand vous êtes sortis, j’ai dit "La politique pro Fretilin est faite!"

Le lendemain, je commençais à travailler aux Affaires Étrangères néerlandaises à La Haye, et cette politique a été ma ligne de conduite et je dois dire en grande partie celle des Pays-Bas.

Puis, tu nous as donné l’adresse de ta femme et de tes fils à Jakarta. Que nous avons vus en août 1978 lors d’un grand voyage à travers l’Indonésie. Avec Budi, ton fils puiné, nous avons pris un petit bateau et visité le port, et bien entendu, avons été renvoyés car nous "étions trop curieux" selon la police.

Les retrouvailles quand Gap et moi sommes rentrés à Paris, là, en 2006, sans jamais être postés à Jakarta, et pour cause…

Le restaurant, la médaille de la ville de Paris, ton blog … mais d’autres en parleront.

Juste ces quelques mots pour mettre en lumière ton infatigable esprit curieux et fin, ton courage, ta ténacité, pour faire triompher, en Indonésie, la liberté et la justice, dans le sens noble des termes.

Il y a divers livres et objets dans notre bibliothèque qui rappellent notre amitié, notre camaraderie, notre lutte commune et nos rires qui accompagnaient tout cela.
C’est dur de mettre cela au passé.

Tu étais président de notre association Pasar Malam, je reprends le flambeau.
Terima kasih banyak Pak Umar!

---

Dear Ninon,
Dear Yann & Budi
Dear members of Aumar's family
Dear all and everyone

Alberto, or Nico, or Umar, or Andre ...
Not easy to say in a few sentences what you have been for us, to Pasar Malam, Gap, my French wife, and me personally.

Consciousness, how to understand the world and the people who live there?
Yes, but more than that. You were a member of Pasar Malam from the beginning when it was founded in 2001. I know that the then-chairperson, Johanna Lederer, often turned to you for a solution or an encouragement when she was faced with a problem she thought was insurmountable. You were always there for her.

You were a "honorary member" and became Chairman of Pasar Malam.
For too short a time.

Johanna Lederer recently told me: "Likewise many members of Pasar Malam, I met Pak Umar in 1999 when Pramoedya came to Paris. From that moment on Pak Umar became my family. The other one, the one that is buried deep in my heart: the original, the ancient one, elusive and visible at the same time. Uprooted as I was, I sought and found in him the link with the land of my origins. I thought this link indestructible. Yet here I am: an orphan. "

For many of us these words reflect that loss, irreparable, final. A chapter closing, for ever.

I remember, Pak, our first meeting, some thirty-five years ago, I, Chairman of the French committee for Indonesia, you, officially an Indonesian refugee from China, only a few insiders knew more or less about your wanderings throughout the world after the coup of September 30, 1965 in Indonesia.

So many countries that you have you been "visiting"!! Of all kinds, politically and otherwise! But you never gave up your solicitude, your kindness. You never had a harsh word for those who continued to hunt you down for quite a few years more, in that faraway country where nowadays the Western world invests intensely.

Arrival in France : a night watchman, but during the day a discreet ambassador of your country in France In my opinion, the true and only one at that time, you were an ambassador of your own human opinions, wise, mindful of the Party still banned today in Indonesia and to which you had given so much. So after our first meeting, we worked together. With Gap, my wife, you worked for Indonesian painters to be present at the Salon de la Jeune Peinture. You allowed me to publish in 1976, in the newspaper "Le Monde Diplomatique", a critical article on Indonesia. With a big smile I also think of our intense discussions, you the Indonesian, me the Belanda. I remember your help in providing me with information when I worked at Amnesty International, here in Paris.

One of the nice things of these meetings happened right after my thesis, at my home, on the sixth floor where you would often discuss, eat and meet with many people.
We are in June 1976. You had taken a young man with you, a certain Jose Ramos Horta, the goodwill Ambassador for FRETLIN, a liberation movement that had recently arrived on the international political scene after the occupation by force by the Suharto regime in the former Portuguese colony, Timor-Leste. There was also Professor Wertheim, an expert on Indonesia, who embodied the consciousness and the engine of the Dutch Indonesia Committee. The three of you, a glass in hand, retired within the room of my son. For a long enough time. When you came out, I said "Well, pro FRETLIN politics are on the move now!" The next day I started working for the ministry of Foreign Affairs in The Hague, Netherlands, and this policy has been my line and I must say that of the Netherlands too.

Then you gave us the address of your wife Ninon and your sons in Jakarta. We met them in August 1978 during a visit to Indonesia. With Budi, your youngest son, we took a small boat and visited the port, and of course, we were dismissed because "too curious and nosey" the police said.

The re union with you, when Gap and I returned to Paris, in 2006, without ever having been posted in Jakarta! We know why ...

The restaurant, the badge of honor from the city of Paris, the blog ... but others will speak of it.

Just a few words to highlight your tireless curiosity and purpose, your courage, your tenacity to have freedom and justice -in the noble sense of the words- triumph in Indonesia.

There are various books and articles in our library that recall our friendship, our friendship, our common struggle and our laughter that accompanied it all.
It's hard to put this in the past.

You were president of our association; I'll try to carry on the banner of Pasar Malam.
Terima kasih banyak Pak Umar !

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Yang tercinta Ninon,
Yang tercinta Yann & Budi
Yang tercinta seluruh anggota keluarga Aumars
Yang tercinta Bapak-bapak dan Ibu-ibu sekalian

Alberto, atau Nico, atau Umar, atau André …

Tidak mudah mengatakan dengan beberapa kalimat siapa dirimu bagi kami atau Pasar malam atau untuk Gap, istriku dan saya pribadi.

Kesadaran bagaimana harus memahami dunia dan orang-orang yzng tinggal di dalamnya? Ya, tapi lebih dari itu. Kamu adalah anggota Pasar Malam sejak berdirinya tahun 2001. Saya tahu bahwan ketuanya, Johanna Lederer, sering berpaling padamu untuk mencari solusi atau dukungan saat menemui masalah yang tampaknya tidak bisa diatasi. Kamu selalu ada di sampingnya.

Kamu adalah "anggota kehormatan " dan mengakhirinya sebagai ketua Pasar Malam.
Trop court.

Johanna Lederer baru-baru ini mempercayakan pada saya : "Seperti banyak anggota Pasar Malam, saya mengenal Pak Umar pada tahun 1999 ketika Pramoedya berada di Paris. Sejak itu Pak Umar menjadi keluarga saya, lainnya, yang berada dalam lubik hati saya adalah: asli, sejak dulu, tak bisa dienyahkan dan sekaligus nyata. Tercerabut dari akarnya, saya mencari dan saya menemukan padanya hubungan dengan tanah kelahiran saya. Saya percaya bahwa keterikatan ini tak bisa dihiklangkan. Demikianlah, saya sekarang anak yatim. "

Untuk banyak di antara kita kata-kata ini mencerminkan kehilangan yang tak terobati . Sebuah bagian yang tak pernah tertutup.

Saya ingat, Pak, dari pertemuan pertama kita, 35 tahun yang silam, saya, ketua komite Indonesia Prancis, dan kamu, secara resmi adalah pelarian politik Indonesia yang datang dari Cina, dan hanya beberapa orang saja yang, sedikit memahami tentang pengelanaanmu setelah kudeta tanggal 30 Septembre 1965 di Indonesia.

Kamu telah melihat semuanya dari negeri ini! Dengan segala warnanya! Politik dan juga hal-hal lainnya. Tapi kamu tetap saja bijaksana, tak pernah sekalipun kamu mengeluarkan kata-kata kasar pada mereka yang telah mengejarmu selama waktu yang cukup lama, di sana di mana negara barat terlibat nyata.

Tiba di prancis, penjaga malam, dan siangnya, duta besar tak tampak dari negerimu di Prancis, duta besar yang sesungguhnya dan unik pada jaman itu menurutku, duta besar opini-opini kemanusiaanmu, kenang-kenangan yang mendalam dari partai yang sampai saat ini masih terlarang di Indonesia, di mana kamu memberikan tenagamu sepenuhnya. Setelah pertemuan kita pertama itu, kita selalu bekerja sama. Dengan Gap, kamu bekerja untuk Indonesia dalam Pameran para pelukis muda. Kamu mengijinkanku mempublikasikan di « Monde Diplomatique » sebuah artikel yang tajam tentang Indonesia tahun 1976. Dengan senyuman lebar saya ingat juga diskusi-diskusi kita yang mendalam , kamu orang Indonesia, saya seorang pegawai Belanda. Kamu membantu saya memberikan berbagai informasi saat saya bekerja di Amnesty International, di sini di Paris.

Keceriaan itu semua adalah saat pertemuan setelah ujian thesisku di rumlah kami, di lantai enamdi mana kamu sering datang berdiskusi, makan dan bertemu si ini maupun si itu.

Suatu hari pada bulan Juni 1976. Kamu datang mengajak seorang anak muda, si José Ramos Horta, duta besar keliling Fretilin, sebuah gerakan pembebasan, pendatang baru di panggung politik internasional setelah pendudukan militer oleh rezim Suharto pada bekas jajahan Portugis, Timor-Leste. Ada juga Wertheim, seorang spesialist besar Indonesia di Belanda, dan jiwa, kesdaran dan motor dari Komite Indonesia Belanda. Kalian bertiga, mengunci diri di kamar anak laki-laki kami, dengan gelas di tangan, cukup lama. Ketika kalian keluar, saya bilang « Politik pro Fretilin telah terlaksana! ». Keesokan harinya, saya mulai bekerja di departemen luar negeri Belanda di Den Haag, politik ini menjadi garis pedoman saya dan saya harus mengatakan bahwa itu adalah sebagian besar garis pedoman politik Belanda.

Lalu, kamu memberikan alamt istri danputra_putramu di Jakarta. Betapa kita melihat pada bulan Agustus 1978 ketika melakukan perjalanan besar di seluruh Indonesia. Dengan Budi, anak bungsumu, kami naik perahu kecil, dan mengunjungi pelabuhan, dan jelas, kami diusir karena kami « terlalu penasaran atau banyak tanya » menurut polisi.

Kita bertemu kembali ketika Gap dan saya pulang ke Paris, waktu itu 2006, tanpa pernah mendapat pos di Jakarta, dan jelas karena apa…

Restauran, medali, blog … tapi juga lain-lainnya.

Hanya beberapa patah kata untuk memperjelas semangatmu yang tak pernah padam, kamu yang tak pernah kenal lelah dan juga keberanianmu, kegigihanmu, agar kebebasan di Indonesia berjaya, kebebasan dan keadilan, dalam arti yang sesungguhnya.

Banyak buku dan barang-barang di perpustakaan kami yang mengingatkan pada persahabatan kita, pertemanan kita, perjuangan kita bersama dan gelak tawa kita yang mendampingi semua itu.
Berat untuk melupakannya.

Kamu adalah presiden asosiasi Pasar Malam kita, sekarang saya mengambil alih.
Terima kasih banyak Pak Umar!

 

Banian n° 11, juin 2011

Indonésie : pionniers des temps modernes.

Les explorateurs de leur époque ...

Par chèque à l’ordre de Pasar Malam, 11€00*, frais d’envoi compris, 14 rue du Cardinal Lemoine, 75005


Illustration couverture : « Tout ce que Superman sait faire, Petruk le fait »,
2010, technique mixte, huile sur toile, Sri Astari, avec son aimable autorisation.

 

A travers les glaces, nouvelles de Djenar Maesa Ayu. En version bilingue.
Traduction de l'indonésien par Renaud Barne, Maïté Fréchard, Françoise Jacquelin, Pascale Jacquemin, Etienne Naveau, Nicole Riesenmey, Serge Streicher, Nathalie Wirja, sous la direction d'Etienne Naveau.
Préface de Bernard Chambaz, postface de Étienne Naveau.
Remerciements à Angela Kristanto, Halidah Ilahude, Reva Januarty, Rosa Hanan, Saraswati Gramich, Sita Satoeti, Sofia Sudarma, Tri Lestari.

Que l'Indonésie reste une matière de rêve où le gamelan relance l'histoire-géo, il suffit que j'ouvre mon Voyage à Java qui date de la fin du Second Empire et dont la treizième édition, la mienne, date de 1881 pour que j'en vérifie la puissance. Le comte de Beauvoir se plaçait sous l'égide sobre et judicieuse de La Fontaine : "J'étais là ; telle chose m'advint" et commençait sa narration par une semaine à Batavia où les berceaux de feuillage ombragent les rues et où les odeurs pestilentielles vous envoient outre-monde en deux coups de cuiller à pot.

Il paraît que les spécialistes répertorient Djenar Maesa Ayu du côté de la "littérature parfumée", je ne saurais dire, mais je me rappelle tout à coup "des odeurs combinées du goudron, du musc et de l'huile de coco", c'est dans l'invitation au voyage et en général on ne range pas Baudelaire dans la catégorie des parfumés malgré son goût pour les flacons. Par chance, L'invitation se situe entre l'horloge et le don des fées, de sorte qu'on se croirait revenu dans ce recueil de nouvelles où les montres et les fées sont aussi importantes que les miroirs. Baudelaire envisage ce pays comme un pays de cocagne planté de cocotiers où "les miroirs (...) jouent pour les yeux une symphonie muette et mystérieuse (...) comme un revenez-y de Sumatra".

Djenar Maesa Ayu est jeune, elle n'évoque ni la conférence de Bandung ni le général Soeharto, elle a son monde qui peut nous surprendre mais qui ressemble aussi au nôtre. Le temps qui passe est un sujet commun, la coupe du monde de football et l'amour aussi. S'il y a des oiseaux, c'est tout sauf un lieu commun. Au passage, je remarque que là-bas on verse des fleurs sur les tombes quand nous en déposons. La plaza Senayan est un écho de Djakarta qui sonne comme un relais moderne de Borobudur. Dans le rêve de Nayla, les nuages ont la forme d'une perle ou d'un éléphant. Ailleurs quelqu'un transforme le noir en blanc (ce qui nous semble classique) et le rouge en mauve (ce qui l'est moins) sans présumer des rouge jambu ou pas jambu qui est une espèce de prune et des mauve comme on en trouve chez le comte de Beauvoir et tous les voyageurs qui gardent les yeux ouverts le soir. Enfin j'aime que le recueil soit parsemé de notes d'humour : "avec mes remerciements au cocktail mojito". Renseignements pris, il faut du rhum blanc, de la menthe fraîche et des citrons verts.

Bernard Chambaz

A travers les glaces de Djenar Maesa Ayu
Recueil de nouvelles traduites de l'indonésien par Renaud Barne, Maïté Fréchard, Françoise Jacquelin, Pascale Jacquemin, Étienne Naveau, Nicole Riesenmey, Serge Streicher, Nathalie Wirja, sous la direction d'Étienne Naveau.
Préface de Bernard Chambaz et postface d'Étienne Naveau
ISBN 978-2-9525727-5-0
Edité à Paris par Association Pasar Malam
Prix : 15 euros (hors frais d'envoi)
Format : 13 x 19 cm
Reliure : 156 pages
Conception graphique Thomas Frisch
Imprimé par CPI Firmin-Didot

 

 

Dès maintenant, vous pouvez commander Le Banian n° 10 par courriel, afi.pasar-malam@wanadoo.fr

Histoires d’arbres, histoires d’îles

à lire sous le banian...

Par chèque à l’ordre de Pasar Malam, 10€30*, frais d’envoi compris, 14 rue du Cardinal Lemoine, 75005

 

Cinéma indonésien, rétrospective années 50 à 2000, en partenariat avec le Cinéma La Clef

Avec le soutien de l’Ambassade d’Indonésie

Avec David Hanan, professeur de cinéma, spécialiste des films et téléfilms indonésiens, Université de Monash, Melbourne, Australie

Films indonésiens (sous-titrés en anglais uniquement) aux thèmes très divers : régionalisme, islam progressiste, avant-garde et culture populaire, colonialisme et résistance, critique sociale, jeunesse urbaine des classes moyennes

Samedi 4 et dimanche 5 décembre 2010

au Cinéma La Clef,
21, rue de la Clef - 75005 PARIS
Métro: Censier-Daubenton

Participation aux frais, comprenant les films, conférences, cocktail, foire aux DVD et livres :
10€ pour un film (12€ non membre Pasar Malam)
24€ pour 3 films (26€ non membre Pasar Malam)
42€ pour 6 films (45€ non membre Pasar Malam)

Réservation indispensable, d’abord par email (afi.pasar-malam@wanadoo.fr, ensuite par chèque à l’ordre de Pasar Malam, 14 rue du Cardinal Lemoine, 75005 Paris.

Samedi 4 décembre

13h00 – Early Indonesian cinema (1950-1980), l’enfance du cinéma indonésien, présentation des films en anglais par David Hanan, spécialiste du cinéma indonésien, Université de Monash, Melbourne, Australie.

14h00 - Harimau Tjampa (Le tigre de Tjampa), 1953, mise en scène D. Djayakusuma, scénario : Dahlan Alwi, 97 minutes, N/B
Avec Bambang Hermanto, Nurnaningsih, Titi Savitri, Raden Ismail.

Un film novateur et marquant, tourné à Sumatra-Ouest trois ans seulement après l’indépendance de l’Indonésie : Harimau Tjampa (Le tigre de Tjampa), 1953 de Djayakusuma est souvent cité comme le premier film régional indonésien. Tourné en extérieur à Sumatra, il se déroule parmi les villageois des montagnes minangkabau, à régime matrilinéaire, à la fin de la période coloniale, et explore le rôle de l’art martial, pencak silat, dans la culture minangkabau, et en particulier ses liens avec les valeurs islamiques de la maîtrise de soi.

Avec des extraits du film Nji Ronggeng (La danseuse de Ronggeng), 1969, mise en scène Alam Rengga Surawidjaya, scénario Alam Rengga Surawidjaya, Sjumandjaya, W. Sihombing, 131 min.

Avec Chitra Dewi, Dicky Zulkarnaen, Sandy Suardi Hasan, Hasan Sanusi, H. Mansjur Sjah, Abdul Hadi, Bissu et des centaines de figurants, danseurs, pratiquants du sport de combat “Pencak Silat”, artistes originaires de Sumedang (une ville de Java Ouest, près de Bandung).

Nji Ronggeng, tourné sur place à Java Ouest en 1969, est peut-être le film le plus remarquable sur la culture et les traditions populaires en Indonésie. Il montre la vie des membres d'une troupe de danse Ronggeng, et leurs déplacements et spectacles dans des villes, villages, carnavals, dans l'ouest de Java dans les années trente.

La danse Ronggeng, comme la danse balinaise, la Joget, est un subtil mélange de sensualité et de maîtrise du corps, exécutée dans des lieux publics par des danseuses aussi bien rémunérées que bénévoles. Lors de ces danses, à caractère érotique, la femme, généralement une danseuse professionnelle, choisit un homme dans la foule et l’invite à danser avec elle, son pouvoir va jusqu’à le congédier si elle juge sa danse peu satisfaisante.

16h15 - Para Perintis Kemerdekaan (Pionniers de la liberté) 1980, mise en scène et scénario Asrul Sani, 120 minutes, en couleur
Avec Mutiara Sani, Arman Effendi, Carmelia Malik, Marlia Hardi, Cok Simbara, Asrul Sani

Tourné à la fin des années soixante-dix -dans des décors naturels, à Sumatra Ouest, parmi le peuple Minangkabau- c’est aussi le meilleur film de cette décennie. Le metteur en scène Asrul Sani s’est inspiré de l’œuvre de Hamka, un écrivain originaire, comme lui, du pays Minangkabau. Pionniers de la liberté, est un film qui se joue dans les années 1920 et, signe particulier, met en scène une femme, porte parole de la résistance au colonialisme et à la domination patriarcale. Cette femme, Halimah, victime de la jalousie de son mari qui restreint sa liberté, cherche l'aide d'un réformateur islamique et s’efforce de définir son propre rôle dans l'islam.

18h30 - Kantata Takwa (nom du groupe de musiciens) commencé en 1992, terminé en 2008, mise en scène et scénario Eros Djarot, Gotot Prakosa et Slamet Rahardjo, 68 minutes, en couleur
Avec notamment Iwan Fals, W.S. Rendra et une apparition remarquée du millionnaire qui a généreusement financé ce film Djodi Setiawan.

Kantata Takwa est une docufiction musicale expérimentale sur le milieu de la musique « engagée » en Indonésie. D’abord filmé en 1990, pendant le règne de Suharto, il ne se termine et ne sort, pour des raisons politiques et aussi financières, qu’en 2008.
Cette docufiction se concentre sur les idées et la vie publique d’un des chanteurs pop les plus importants de l'époque, Iwan Fals. Avec son groupe Kantata Takwa, il donne, en Juin 1990, un concert gigantesque au vaste stade sportif Senayun à Jakarta.
Lors de ce concert, il chante de nombreuses chansons de protestation devenues très vite célèbres dans tout le pays et invite le grand poète et dramaturge, récemment disparu,WS Rendra, à réciter sa poésie engagée et puissante.
Oniriques -et parfois oppressantes- images pour exprimer une protestation sans appel contre le régime répressif de Suharto.

Trois courts-métrages expérimentaux de Gotot Prakosa : Meta-Meta (1977, 3 min. en couleur), Impuls (1976, 2 min. en couleur) et Meta-Ekologie (1979, 14 min. en n/b)

De 20h09 à 22h00 :
Cocktail, discussions et vente de livres et DVD indonésiens

Dimanche 5 décembre

13h00 – More recent Indonesian cinema (1980-2010), présentation en anglais du cinéma indonésien plus récent, plus quelques extraits d’autres films par David Hanan, spécialiste du cinéma indonésien.

14h00 -Tjoet Nja Dhien (nom du personnage principal), 1988, mise en scène et scénario Eros Djarot, 105 min, en couleur.
Avec Christine Hakim, Pietrajaya Burnama, Rita Zahara, Slamet Rahardjo Djarot
Primé au Festival de Cannes en 1998, ce film relate un épisode de la Guerre d'Aceh - Sumatra (1873-1913) en insistant sur le rôle de l'islam dans la résistance aux colons hollandais. Le leader Teuku Umar mène les troupes acehnaises au combat. Lorsqu'il est tué, sa femme, Tjoet Nya Dhien, prend la relève à la tête de l'armée rebelle. Elle fait preuve d'une détermination et d'un courage sans faille, mais, épuisée, devient aveugle; la défaite est à l'horizon. Ce film, à la dimension épique impressionnante où on trouve un grand nombre de personnages historiques, met en scène deux des acteurs les plus célèbres des années 1970 et 1980 en Indonésie : Christine Hakim et Slamet Rahardjo (acteur et réalisateur de cinéma, frère d'Eros Djarot).

16h00 - Langitku Rumahku (Mon ciel, ma maison), 1990, Mise en scène, scénario Slamet Rahardjo Djarot, 103 min.
Avec Pietrajaya Burnama, Banyu Biru, Sunaryo, Untung Slamet, Yati Sumaryo.

Ce film avait suscité une controverse en Indonésie à l’époque de Suharto (qui en avait réglementé la distribution).
Jakarta : Andri, 12 ans, mène une vie protégée au sein de sa famille et entouré de domestiques dans une maison très confortable. Il fréquente l'école où il se fait conduire tous les jours en voiture par le chauffeur.
Gempol, même âge, vit dans un bidonville à la périphérie de la cité où il doit aider à subvenir aux besoins de sa famille en faisant des travaux de collecte de vieux papiers. Un jour, Gempol se faufile dans la cour d’école et assiste, à la dérobée, à une leçon. Depuis ce moment, il rêve de pouvoir aller en classe, sans y parvenir, son aspect miteux lui vaut seulement d’être arrêté comme un voleur. Témoin de cet incident, Andri se prend d’amitié pour Gempol ...
Langitku Rumahku, soulève la question des écarts sociaux énormes à Jakarta, une ville, avec à l’époque du tournage, d'environ 12 millions d’habitants, où 70% de la population vit dans des bidonvilles, dans des taudis comme celui de Gempol, régulièrement démolis par l'armée et la police. Ce film sera suivi d’un court métrage documentaire politique de 20 minutes, en couleur :
Aikon: Sebuah Peta Budaya (Icône : une carte culturelle), 2000-2002 de Garin Nugroho est un documentaire et une réflexion sur le Congrès de la Papouasie occidentale tenue à Jayapura à la fin du mois de mai 2000, pendant la présidence d'Abdurrahman Wahid. Ce film unique explore la courte période de liberté pendant laquelle les Papous purent s’exprimer librement, avant la répression qui a suivi durant le gouvernement Megawati Sukarnoputri.

18h15 -Tiga Hari Untuk Selamanya (De 3 jours à l’éternité), 2007, mise en scène Riri Riza, scénario Sinar Ayu Massie, 102 min, en couleur.
Avec Tutie Kirana, Ringgo Agus Rahman, Nicholas Saputra, Adinia Wirasti

Yusuf, un jeune homme un peu crispé de 21 ans se fait inviter par sa cousine Ambar, 19 ans, en discothèque. Tous deux ivres morts, ils se réveillent le lendemain bien trop tard pour attraper le vol qui devait les conduire au mariage d'un parent.
Les cousins décident alors de faire le voyage par la route et empruntent la voiture familiale.
Pendant ce périple, ils découvrent les substances illicites, des personnages pittoresques, des discussions enflammées sur la religion, le mariage, le sexe, tout en essayant de vaincre les tensions sexuelles grandissantes entre eux. Ils sont bien loin d’imaginer que leur voyage durera non pas un, mais trois jours qui vont avoir un impact durable sur leur vie...

Avec Tiga Hari Untuk Selamanya, le réalisateur Riri Riza se penche sur des questions graves avec la légèreté et l'insouciance d'un « road movie » et réussit à créer un film intimiste qui reflète bien le sentiment des deux jeunes protagonistes empêtrés dans les conventions sociales.

De 20h00 à 22h00 :
Cocktail, discussions et vente de livres et DVD indonésiens

Remerciements à
PT Ekapraya Tata Cipta Film, Jakarta
Monash Asia Institute, Monash University, Melbourne, Australia
Faculty of Film and Television, Jakarta Institute of the Arts
Gotot Prakosa
Mira Lesmana
Miles Productions, Jakarta
PT Perfini, Jakarta
Riri Riza
Slamet Rahardjo
Eros Djarot
School of English, Communications and Performance Studies, Monash University
Sinematek Indonesia
SBS Television, Australia

 

Sortie du 2ème ouvrage de la Collection du Banian

Recueillement de Iwan Simatupang

Dans l’histoire de la littérature indonésienne, Iwan Simatupang (1928-1970) fait figure de novateur. Il a en effet totalement rompu avec la tradition du réalisme formel des œuvres écrites avant lui. Ceci n’est pas un événement fortuit. C’est un processus entièrement conscient de l’auteur. Son but était de créer un « nouveau roman ». On peut dire qu’il est arrivé à ses fins. Ses romans, en particulier Recueillement, ne ressemblent en rien à ce qui existait avant. Recueillement, avec son style très personnel, son humour et ses personnages au comportement absurde et exagéré, est en fait le récit du profond désespoir que ressent le héros à la suite du décès de sa femme, décès qui sera le prétexte à toute une réflexion sur la vie et la mort. Cette tragédie va bouleverser entièrement sa vie et, indirectement, celle de son entourage. Ce héros, sans nom, est un peintre de talent qui, après la mort de sa femme, abandonne la peinture. Il est prêt à faire tout travail, à condition qu’il ne dure pas plus de cinq heures d’affilées par jour, qu’il ne se poursuive pas après le coucher du soleil et qu’il n’ait aucun rapport avec la mort. Chaque soir, il s'enivre, appelle « Dieu comme un sourd », crie « à tue-tête le nom de sa femme », pleure « bruyamment » et rit « enfin aux éclats ». S’étant habitués à ce comportement, les gens le trouvaient normal. Mais lorsqu’un jour, le directeur du cimetière, où était enterrée sa femme, désireux d’observer ses réactions, lui proposa de badigeonner les murs du cimetière, à la surprise générale, il accepta et ne se comporta plus de façon étrange comme il le faisait chaque soir .

Traduit de l'indonésien par Monique Zaini-Lajoubert
Titre original : Ziarah (Djakarta, Djambatan, 1969, 177 p.).
Préface d'Étienne Naveau et introduction de Monique Zaini-Lajoubert
ISBN : 978-2-95257-274-3 - Prix : 15 euros
Collection du Banian/ Association Pasar Malam
Format : 13 x 19 cm
Reliure : 204 pages
Conception graphique, couverture et dessins : Thomas Frisch
Imprimé par CPI Firmin-Didot

Vendredi 24 septembre
Les 10 heures pour la littérature indonésienne

avec le soutien du conseil Régional et du dessinateur Willem

Littérature en exil : les années 60 en Indonésie


Programme de la journée :

10h00 – Accueil des participants

10h30 - Ouverture avec Dominique Maison (membre du bureau Pasar Malam) et François Salvaing (écrivain).


< Dominique Maison

< François Salvaing

11h00 - Conférence sur l’histoire du LEKRA (Institut de Culture Populaire créé le 17 août 1950 en Indonésie) par Rhoma Dwi Aria Yuliantri, chercheuse, historienne. (Interpréte : Hélène Blanchard).

 < Rhoma Dwi Aria yuliantri

< Hélène Blanchard

11h30 – Discussion avec le public

12h30 – Déjeuner autour d'un buffet indonésien

14h30 – Table ronde sur la Littérature en exil, avec les auteurs suivants :

    - Asahan Aidit, écrivain et poète
    - Chalik Chamid, écrivain et poète
    - Putu Oka Sukanta, écrivain et poète
    - May Swan, écrivain

< Asahan Aidit

< Chalik Chamid

< putu Okada Sukanta

< May Swan

et avec la participation d'Etienne Naveau (modérateur) et Dominique Maison (Interprète).

15h50 - Discussion avec le public

16h30 -Pause puis spectacle de danse par Ni Kadek Yulia Puspasari, accompagnée musicalement par Christophe Moure.

< Ni Kadek Puspasari

17h – Lecture de poésie et d'« histoires courtes dans une longue journée », par Jim Adhilimas, acteur.

< Jim Adhilimas

17h20 - Film "Seni Ditating Jaman" (L’art qui ne mourra pas- 40 min, 2008). Ce documentaire de Putu Oka Sukanta et Lilik Munafidah montre comment les membres du LEKRA mènent leurs activités artistiques en prison ou dans la clandestinité, du fait de l’interdiction dont ils font l'objet par le régime politique de Suharto. Leurs points de vue sont ponctués par les interviews d'historiens, d'artistes et d'experts juridiques. (indonésien, sous-titré anglais).

18h50 -Pause, lecture de quelques « histoires courtes dans une longue journée » (chaque histoire compte moins de 20 mots) par Yita Dharma et Wilma Margono.

< Yita Dharma

< Wilma Margono

19h05 - Foire aux livres

ADRESSE
Maison de l'Asie
22 Avenue du Président Wilson, 75016 Paris, m° Trocadéro.

Participation aux frais (buffet compris) :
17€ membres (30€/couple),
15€ étudiants et chercheurs d’emploi,
22 euros non membres, 40€/couple,

Réserver au 01 56 24 94 53
ou à afi.pasar-malam@wanadoo.fr

Chèque à l’ordre de Pasar Malam.


Volupthé du 23 juin à 19 heures

Avec Sandrine Soimaud, auteur du livre Ma vie Balinaise

Ce guide s'adresse aux 7 à 97 ans et raconte avec simplicité et raffinement la vie de tous les jours à Bali (illustrations d’Edith Baudrand).

Entrée libre, réservation appréciée. Librairie Sudestasie, notre partenaire pour tous les livres (ou presque) sur l’Indonésie (17, rue du Cardinal Lemoine Paris, 75005 Paris).

Cette rencontre s'achèvera avec l'auteur dans un restaurant du quartier.

Ma vie Balinaise existe en deux formats : album (grand format) et poche (petit format). Bilingue français-indonésien.

Grand format 49€, Poche 20€.

Disponible à librairie Sudestasie, 17 rue du Cardinal Lemoine, 75005

Samedi 5 Juin

15e Volupthé

Avec à 19h00, une mini conférence, mais maxi mine d’info

On m’appelle Nyai Ontosoroh

raconte le destin de Nyai Ontosoroh, sa fille Annelies (une métisse) et son gendre «indigène» Minke.

Destins tragiques, parce que dans les Indes néerlandaises le statut social dépendait étroitement de la quantité de sang européen qui coulait dans les veines. On m’appelle Nyai Ontosoroh montre comment l'injustice du système colonial a donné naissance à la lutte pour l'indépendance indonésienne…

Par Faiza Mardzoeki

Féministe et metteur en scène Faiza Mardzoeki*, à la ville Mme Max Lane, a adapté pour la scène le livre de Pramoedya Ananta Toer, Le Monde des hommes (Editions Payot et Rivages). Elle présentera en anglais cette pièce de théâtre qui a été jouée dans plusieurs villes en Indonésie et récemment aux Pays-Bas au Festival Tong Tong.

Samedi 5 juin 2010 à 19 heures

Amuse-gueule, thé, verre d’amitié

Entrée libre

Réservation appréciée

Librairie Sudestasie, notre partenaire pour tous les livres (ou presque) sur l’Indonésie

17, rue du Cardinal Lemoine Paris, 75005 Paris

Dîner dans un restaurant du quartier ensuite

*senjajingga@gmail.com
http://www.faizafaiza.blogspot.com
http://www.myspace.com/faizamardzoeki

le 27 mai 2010 de 19h00 à 22h30, Soirée
en partenariat avec le Restaurant Indonesia


Au cours de cette soirée, Yita Dharma, Ilse Peralta et Rizki Ramdhani interviendront gracieusement pour vous plaire. Danses, chants et musique, 100% survitaminées, populaires et indonésiens.

Cette soirée revêt une double fonction : levée de fonds pour financer la prochaine biennale des 10 heures pour la littérature indonésienne (prévue en septembre 2010) et joyeux partage des humeurs et des sourires !

Cette année, le thème de la Biennale est "La littérature en exil. Les années soixante en Indonésie". Comme chaque fois, nous invitons à Paris des écrivains indonésiens à une grande journée littéraire avec table ronde, film, discussions, lecture publique, etc. L'invité d'honneur est Putu Oka Sukanta, écrivain, nouvelliste, poète et … prisonnier politique de 1966 à 1976. Le sujet et la crise font que les subventions se font rares.

Une soirée de partage des connaissances aussi grâce à la généreuse participation de Stéphane Dovert qui présentera une courte introduction à l'Ordre nouveau suhartien. (Stéphane Dovert est Responsable du Pôle de l'écrit et des industries culturelles à la Direction de la politique culturelle et du français - Direction générale de la mondialisation et des partenariats au Ministère des Affaires étrangères et européennes). Il a passé dix-sept ans en Asie du Sud-Est au cours desquels il a écrit de nombreux ouvrages, sous son nom ou sous le pseudonyme de Gabriel Defert, parmi lesquels L'Indonésie et la Nouvelle-Guinée Occidentale et Indonésie, un demi-siècle de construction nationale (coédité avec Françoise Cayrac-Blanchard et Frédéric Durand), deux ouvrages parus à l'Harmattan.

Stéphane Dovert est aussi romancier. Citons L'Ombre de l'ornithorynque (L'Harmattan), et Le cannibale et les termites (éditions Métailié) qui ont trait à l'Indonésie. Ce dernier livre sera disponible à la soirée.

Avec aussi, Tombola et foire d'Artisanat et de livres, et pour la 1ère fois quelques livres d'Etienne Naveau :
- La Beauté n'a de valeur que pour les hommes. Kant.
- La mort n'est pas rien pour nous,
- La foule c'est le mensonge. Kierkegaard,
- L'enfer c'est les autres.

12 rue de Vaugirard, 75006 PARIS,
Métro Odéon ou RER Luxembourg

Participation à la soirée (dîner de gala et vin compris) :
Membre : 35€ par individu et 60€ par couple,
Étudiant et chercheur d'emploi : 30€
Non membre : 40€

55 places de disponibles pour le dîner de gala,
réservation recommandée au 01 56 24 94 53 ou par mel
afi.pasar-malam@wanadoo.fr

Chèque à l'ordre de Pasar Malam, à envoyer à l'adresse
14, rue du Cardinal Lemoine Paris, 75005 Paris

 

le 12 mai 2010 à 19h00, 14ème Volupthé
en partenariat avec la librairie Ishtar

La librairie Ishtar nous accueille pour la 3e fois dans son espace, si adapté aux démonstrations de danse. Ilse Peralta y présentera "La mise en scène des danses indonésiennes".

Quelles significations prennent le mouvement et la danse dans une culture donnée ? À quels mythes renvoient ou répondent les danses revisitées, re-créées dans un souci de transmission ?

Membre de Pasar Malam, Ilse est danseuse, chorégraphe et professeur. Formée par des maîtres de danse indonésienne à Bali et par les conservatoires de danse au Mexique (dont elle est originaire) et à Paris, Ilse est co-fondatrice de la compagnie "Danse le Monde" avec Olga Lumelsky. Cette Compagnie a pour objectif de promouvoir la danse contemporaine et les danses traditionnelles à travers la création chorégraphique et l'action culturelle.

Pour ce " volupthé " de printemps : amuse-gueule, thé, verre d'amitié et quelques danses par Ilse !

Entrée libre, Réservation appréciée
afi.pasar-malam@wanadoo.fr ou 01 56 24 94 53
10, rue du Cardinal Lemoine Paris, 75005 Paris


2010 - Collection du Banian

Jeudi 25 mars, 19 heures
Pour la sortie du premier ouvrage de la Collection du Banian, l’association  franco-indonésienne, en partenariat avec la librairie Ishtar propose une soirée poésie, avec lecture et mise en musique de quelques pantouns, pour célébrer Le chant à quatre mains. Pantouns et autres poèmes d’amour

En présence de l’auteur, Georges Voisset & Nicolas Peigney, pianiste et compositeur
Avec la participation exceptionnelle de Yuyu Hagenbucher !
Membre Pasar Malam, elle chantera quelques pantouns pour notre plus grand bonheur.
Librairie Ishtar, 10 rue du Cardinal Lemoine, 75005 PARIS
PAF : 3 euros
Merci de réserver : afi.pasar-malam@wanadoo.fr ou téléphone 01 56 24 94 53

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L’association  Pasar Malam, Collection du Banian, vient de publier
Le Chant à quatre mains. Pantouns et autres poèmes d’amour, bilingue français/indonésien, Paris, présentation, commentaire, traduction par Georges Voisset. Postface par Claude Hagège. 250 exemplaires sont numérotés de 1 à 250.

Collection du Banian

Ouvrir cette collection par un recueil de pantouns indonésiens et malais présentés par Georges Voisset a plusieurs motivations. D’abord, l’ambition de celle-ci est de contribuer à une meilleure visibilité, en français, de ces grandes littératures variées qu’abrite l’Archipel indonésien, et il n’a pas paru déraisonnable de commencer avec un genre qui est, indiscutablement, le fleuron de cet univers de poésie : le pantun (pantoun). D’autant que ce genre se prête particulièrement bien à l’inauguration d’un ouvrage bilingue. C’est chose si rare ! Toutefois, ce recueil est loin d’être une simple compilation de pantouns. A travers une sélection de quelque cent cinquante poèmes, l’auteur propose une véritable promenade commentée dans plusieurs mondes qui s’entrecroisent : le monde de l’Archipel d’antan, bien sûr, sa poésie exotique, et notamment érotique, en premier lieu. Car l’Amour est le grand thème qui traverse ces pages. Mais tout autour, de nombreuses ‘sonorités’ se font écho, qui donnent à cette « collection » de petits quatrains une profondeur toute nouvelle : on découvre  ainsi des textes dans leurs versions chinoise, polonaise, kiswahili, bretonne. Leur élan poétique a permis cela. Et encore, d’autres formes poétiques plus ou moins similaires, en résonance  – arménienne, vietnamienne, tamoule. Enfin, nombre de grands noms de la poésie des quatre coins de la planète – et d’autres moins fameux – reflètent ces parcours : de Jaufré Rudel à Omar Khayam, de Tiruvalluvar à Nerval, de Rabearivelo à W.S. Auden, de Bilhana à Hugo...

Le chant à quatre mains. Pantouns et autres poèmes d’amour, Georges Voisset,
18 euros
Dépôt légal 1er trimestre 2010 / Achevé d’imprimer par CPI en février 2010
218 pages, présentation, commentaire, traduction par Georges Voisset.
Postface par Claude Hagège.
250 exemplaires sont numérotés de 1 à 250
Conception graphique Thomas Frisch www.eyrac.com

On peut commander par courriel  : afi.pasar-malam@wanadoo.fr
Règlement par chèque à l’ordre de Pasar Malam à envoyer à l’adresse ci-dessous.
Association franco-indonésienne Pasar Malam
14 rue du Cardinal Lemoine, 75005 Paris

A l'Attention des Libraires :
PASSEZ VOS COMMANDES PAR DILICOM. NOTRE GENCOD : 3015594094813

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L’Association franco-indonésienne Pasar Malam lance les volupthé(s) !

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Lucie 4, photo © Elène Usdin, 2007

En collaboration avec la librairie Sudestasie, notre partenaire, et pour mieux faire connaître ce lieu et la littérature indonésienne, nous organisons les volupthé(s).
Deux vendredis par mois, en fin d'après-midi, nous proposons un thé accompagné d’une lecture publique de poésie ou d’extrait de romans ou encore d’une mini conférence sur tous sujets imaginables (liés à l’Indonésie).
La lecture, comme la mini conférence, ne dépassera pas quinze minutes.

Entrée libre mais inscription indispensable afi.pasar-malam@wanadoo.fr
ou 01 56 24 94 53

Librairie Sudestasie, 17 rue du Cardinal Lemoine, 75005 PARIS, Mo Cardinal Lemoine, Jussieu

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Une vingtaine d’artistes indonésiens seront à Paris du 18 mars au 22 mars !

Au Grand palais (voir http://www.artparis.fr)
Nef du Grand Palais, Avenue Winston Churchill, 75008 Paris.

 
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